Bon finalement je largue tout mes textes d'un coup, du moins ceux qui étaient déjà sur internet, avec aucun morceau et je mettrais les suivants (parce que j'ai finalement pas arrêté d'écrire) au fur et à mesure des articles, avec des morceaux.
I)Préambule à l'art de parler pour ne rien dire... Je sais pas ce qui me prend... J'ai envie de me remettre à écrire... Pour rien dire certes, mais pour mon plaisir personnel... En même temps, pour l'instant j'ai rien à dire... Raconter ma vie... Trop banal... Mes ambitions... Pas les mêmes que vous, mais vous voyez le genre je suppose : irréalisable, mais je reste persuadé, le rêve fait vivre dit-on... Quoi d'autre alors... Critiquer Zepeople et la "Jeunesse dorée"? D'autres le font assez bien à ma place, et par ailleurs j'aimerais me consacrer à des trucs intelligents (de temps en temps quand même)... Remarquez quand même que, si j'étais obligé(bien sur, je ne le suis pas...) d'écrire quelque chose, une chronique, une critique n'importe quoi, sans avoir d'idée précise de ce que j'ai à dire, je suis quand même capable d'occuper des lignes : Simplement, puisque j'ai pas grand-chose à raconter que je n'ai pas déjà fait, suffit de dire que... j'ai rien à raconter, et ça me satisfait, j'ai l'impression, aussi futile soit-elle, d'avoir fait quelque chose... Et puis sur ce, je vais aller me pendre...
II)Mon nom est François M*********, le nom de jeune fille de ma mère est B******. Mon arrière grand-père maternel était un riche industriel du plastique. Je passe les histoires de famille, ma grand-mère maternelle a donc ce qu'il faut pour vivre, d'autant plus qu'un de ses ex-maris était également dans la branche industrielle. Mon père quant à lui descend de la famille d'un maire niçois, les de M*********, je ne sais pas ou s'est perdue la particule dont la famille entière se fout, mais est arrivé à 20 ans à Paris avec très peu d'argent, et de fil en aiguille, s'est bâti une carrière. Il est maintenant producteur d'une émission que vous connaissez sans aucun doute présentée par Ardisson, après avoir produit Karl Zero, et d'autres comme Dumas, Dechavanne, Nagui, etc... Ca ne vous parait peut-être pas extraordinaire, mais ça paye pas mal les factures. Cependant, dans la famille il semble que le bonheur soit quelque chose d'assez méconnu... Ainsi, je ne m'étendrais pas sur mes aïeuls, mon père comme moi vivons dans une aisance assez étendue, avons l'un comme l'autre des relations - adaptées à nos âges respectifs - et pourtant, après maintes discutions avec lui, je me suis rendu compte que l'argent ne fait en rien le bonheur ! Il est vrai qu'il est plus agréable d'être malheureux dans un appartement luxueux admirablement bien placé, avec de quoi manger et de beaux habits, que sous un pont, dans le froid, vivant au dépens de la bonne volonté des passants... Cependant, lui comme moi sommes arrivés à la conclusion que un bûcheron auvergnat au revenu limité et qui développe peu ses réflexions est certainement plus heureux qu'un bourgeois parisien vivant dans le luxe - et la débauche - qui réfléchit à sa condition assez souvent. Ainsi j'en viens à mon cas et à mon histoire personnelle : Enfant d'une famille aisée, je vis dans un enfermement moral assez intense, du fait que je n'ose partager mes pensées, dans une ouverture à la nouveauté constante, car il se trouve que je ne méprise pas ce que l'on offre à ma vue, mais également avec des relations me paraissant étonnement superficielles alors que beaucoup les qualifieraient au contraire d'assez intenses. Je ne saurais expliquer cela. Passons. Je pense pouvoir me déclarer comme assez intelligent, doté d'une réflexion rapide et performante, pouvant se mettre en marche assez rapidement, et arriver parfois à des conclusions surprenantes. Je ne suis pas pour autant une machine scolaire, au sens où je dois comme tout le monde travailler pour obtenir des résultats scolaires satisfaisants, le résultat n'étant pas toujours au rendez-vous. Je pense franchement, sans avoir une opinion évidemment trop haute de moi-même, qu'en une autre époque, ou un autre lieu, ou d'autres circonstances, j'aurais pu être un "génie", un inventeur à succès, un serviteur, bienfaiteur de l'humanité, un nouveau Léonard de Vinci... Ainsi, il m'est souvent arrivé de trouver dans des livres des idées que j'ai eue, le fruit de réflexions qui ont été miennes (et également celles de l'auteur). Il se trouve que je semble cependant mal parti dans la bonne direction pour le devenir, quand on sait que Victor Hugo écrivait ses premières grandes oeuvres à mon âge, tandis que moi, je suis sur zepeople à raconter quelque chose dont le monde se fout... Il m'est même arrivé de réfléchir à pourquoi je ne suis pas ce que j'aurais pu être, les lois de la causalité (toute cause, aussi minime soit-elle, à un effet, qui peut se révéler infiniment plus impressionnant ou ridicule que la cause; et cet effet est à son tour une cause qui a un effet, etcaetera...) peuvent certainement expliquer ceci : en effet, en me levant plus tard (effet dut à une quelconque cause) tel jour, j'aurais pu éprouver le désir de prendre un petit déjeuner, contrairement à mes habitudes, et ainsi rater un rendez-vous avec des amis où j'aurais rencontré telle personne qui aurait pu être, ou ne pas être déclencheuse d'une décadence et d'une plongée dans l'univers de la nuit, et en ratant ainsi cette rencontre, je me serais peut-être, ou pas, consacré à mes études, et ainsi de suite, évidemment il y a bien trop de paramètres à prendre en compte, car même un grain de raisin aurait-pu changer la face du monde, en étouffant ce qui aurait été un grand conquérant/dirigeant, empêchant ainsi par exemple le grand empire romain de devenir ce qu'il a été, et ayant des causes inimaginables telles que le fait que le besoin d'un "sauveur" ne se serait pas fait ressentir, empêchant ainsi Jésus de devenir la "star" interplanétaire qu'il est aujourd'hui, et donc supprimant dans l'histoire la suprématie du catholicisme sur les royaumes occidentaux du moyen-age changeant ainsi radicalement la face du monde, tout cela à cause d'un grain de raisin ! Certes cela est de l'extrapolation poussée à l'extrême, mais Bush n'a t'il pas failli mourir étouffé par un bretzel??? Mais je crois avoir cependant déjà assez déliré comme ça, et comme il m'apparaît maintenant que je n'ai cette fois pas de but précis à atteindre à la fin de ce texte (contrairement à la plupart des fois où j'écris), je pourrais divaguer, comme dans les conversations, de sujets à d'autres, à n'en plus finir en développant chaque thème...
Les chapitres III et IV sont nuls, donc nébulisés, comme bien d'autres ensuite..
V)Je vous ai compris ! Si j'étais président... Ce serait le grand kiff ! Vous voulez mon programme? Le seul réaliste, qui ferait entrer le pays dans une utopie totale :
-J'abolirai le droit au travail, pour instaurer le devoir de glande.
-Je créerai de nombreux emplois pour ceux qui n'adhèrent pas à la proposition du dessus, et aux propositions suivantes : je ferai construire des distilleries de vodka, de whisky, de champ, ainsi que des champs de pomme de terre, et des vignobles à volonté ! (Et puisqu'ils veulent tant des postes à responsabilité, les tout-premiers employés seraient TOUS les candidats, anciens, actuels comme futurs, aux élections présidentielles (sauf moi bien sur))
-Dans tous les lycées de France, ainsi que dans tout Paris, sur les façades de toutes les mairies et de tous les bâtiments du service public, ministères et ambassades (à l'étranger aussi bien sur), je ferai mettre des enceintes de la meilleure qualité, des lights systems dont ne sont même pas dignes les clubs d'Ibiza...
-Dans toutes ces einceintes seraient diffusé du son, en continu bien sur, de Daft Punk, Steve Angello, Jeff Mills, Erol Alkan, Fatboy Slim, Axwell et Ingrosso, Eric Prydz, Axwell, the Chemical Brothers, Para One, Braxe et Prodigy, Deep Dish, Vitalic, Soulwax, Booka Shade, dj Mehdi, Kris Menace, Birdy Nam Nam, SMD, Brodinski, Kentaro, Kenny Dope, Lil' Louis, Louie Vega, Dave Spoon, the Presets, Yuksek, Digitalism, Agoria, Alex Gopher, Nathan Fake, Modeselektor, Apparat, Surkin, Mr. Flash, Boys Noize, Van She, Révolte, Kavinsky, Morillo, Bobmo, Seb Ingrosso, PVD, Fischerspooner, Paul Oakenfold, Steve Lawler, Da Fresh, Sanchez, Justice, Pete Tong et ainsi de suite...
-Toutes les grandes/moyennes/petites surfaces seraient sommées de ne vendre de l'alcool que pour le modeste prix de 0€ la bouteille !!!-Un ministère dédié aux musiques électroniques.
-Un autre à l'alcool !
Bref, vous avez compris je pense... Mais certains vont dire que ça ne marchera jamais, me demander si je suis au courant que je plongerai la France dans le chaos, provoquant ainsi un retard inouï sur tout les aspects, économique, social, culturel, etc.. Retard conséquent à 5 années de dérive constante, etc... Beaucoup, même vont dire "Toi t'es complètement taré non ?" Cependant je ne répondrai à cette question qu'en présence de mon avocat. Puis je déclarerai : "Et alors, on s'en branle, ça vaut bien 5 années d'extase totale, vous ne croyez pas?" Réfléchissez-y !
VII)Je viens de passer ce dont je me souviendrais certainement comme la pire soirée de ma vie ! Il est exactement 3h 15 du matin, à l'heure où j'écris ces lignes !Puisque vous insistez tant, voici ma soirée : Après une matinée de cours sans intérêts, je passe ma journée chez Y., posé, sympathique ! Puis, début de la soirée : pour l'anniversaire de Benji et Edouard, soirée chez ce dernier... Après une heure de squattage de platines, mais surtout à ne rien faire (en gros), on se déplace ! "Lucas fête l'anniversaire d"un ami à lui de Gerson, yaura les cow-girls" (précisons qui elles sont, deux belles filles (aux belles formes, surtout), chose rare dans mon lycée actuel, et qui éveille beaucoup d'attirance de la part de mes amis, mais bizarrement, très peu la mienne). Ainsi donc, tout le monde lâche Benji et Edouard pour cette "soirée"... On aurait mieux fait de rester!Bus, marche à pied, pomage, on y arrive finalement, à 15-20 personnes... Bouteilles cassées à l'entrée et dans la rue, on monte, 90 personnes dans un appart pouvant difficilement en accueillir plus de 30! Ô combien d'attardés étaient présents ! Enfin, on manage pour passer une soirée sympathique, jusqu'à intervention des forces de l'ordre. Dans la rue, après s'être occupé des bourrés et gens en mauvais état & co, on marche vers La Muette. Et c'est là que ma soirée a dérapé ! Pendant ce trajet, j'ai discutée avec, comment dire, une amie de longue date, dont j'étais fou amoureux (du moins le croyais-je à l'époque) à une époque; qui est belle, intelligente, promise à un bel avenir, mais qui selon moi mérite des baffes en ce moment, est tout simplement en train de foutre sa vie en l'air! Les gens qui me connaissent savent à quel point il est dur de me convaincre, spécialement quand on me parle à moitié bourré ............. (Je censure la majeure partie parce que je sais qu'elle n'aimerait pas... Et puis on s'est expliqués... Je censure sauf ça : ) "Je suis obligée de sortir"... En a t'elle seulement besoin? Elle a tout pour elle, et je ne pense pas que si elle réussit, ses relations dans le microcosme de la nuit parisienne soient réellement essentielles !Il se trouve que j'ai remarqué un, certainement le seul, bienfait(ou un énième méfait, selon si on est la personne bourrée ou l'autre) de l'alcool : quand on est bourré, suffisamment, mais pas trop, on parle beaucoup plus qu'on ne le voudrait. Qu'on ne le devrait surtout ! Egalement que toutes les conneries qu'on dit peuvent être assez souvent tenues comme pas très loin de la vérité... L'alcool fait simplement sauter les barrières (et également le foie, le cerveau, et le dernier repas, quand on en abuse...).Bref où en étais-je... Après ces croustillantes révélations, et encore, je n'ai pas tout dit, nous arrivons à La Muette. Fatigué par tous, je prends un taxi, direction chez moi ! Je n'ai, avant de rentrer chez moi, évidemment pas pu m'empêcher de passer aux Planches (c'est en face...). Je descends, pour y voir 1000personnes entassées ! Sympathique... Tour du propriétaire, qui m'a permis de me rendre compte que j'aurais passé une bien meilleure soirée là-bas, j'ai croisé une petite cinquantaine d'ami(e)s. Mais je n'en pouvais plus, abruti, il fallait que je dorme, après un quart d'heure, retour chez moi, dans mon lit, valises en-dessous et au-dessus des yeux, fatigué et puant la clope, à écrire pour me relaxer, pour m'extirper l'espace d'une demi-heure de mon horrible paradis... Mais qui se soucie de toute façon de moi? Même moi j'en viens à douter... Après relecture quelques mois plus tard, je me rend compte qu'on ne voit pas réellement en quoi la soirée était horrible pour moi, seulement, il faut comprendre à quel point j'appréciais à l'époque la fille dont je parle.
IX)Des conneries, des conneries, encore des conneries... Tranquille sur mon fauteuil et hôtel costes en fond musical, en boucle, je pense... A des conneries. Et je me souviens... 1998, 99 par là... Assis sur les marches devant notre école, avec mon meilleur pote, après une longue discution... A propos de conneries certainement... Je regardais le béton regard dans le vide... Le béton, les pieds qui le piétinent, mais qui reste inflexible et ne s'use pas. Des semelles qui elles en revanche s'usent, les unes après les autres... Des paires de chaussures achetées, usées, détériorées, détruites, puis rachetées... Avec de l'argent, l'argent et les fluxs qui circulent, qui changent de mains... En une seconde, quelle somme échangée dans le monde? Qui changent de beaucoup de mains donc... Des mains sales, comme l'argent l'est souvent aussi. L'argent est à vrai dire tout le temps sale, en achetant des gâteaux on cautionne la faim dans le monde par exemple. Des mains ainsi toutes aussi sales que l'argent... Des esprits et des âmes salies par la même... Mais des mains sales concrètement, également... Combien de choses touchées, et quelles choses surtout, entre chaque séance de lavage de mains? Porter des gants, et rester propre, toujours... Des gants, également pour prendre soin des choses, des gens... Et si je me levais, traversait et me faisait renverser? Demain peut être que je ne serais plus la... Ou l'un d'entre eux, d'entre vous ne sera plus la... Ne pas retarder les choses, et prendre soin des gens ! Pas de méchanceté ni violence gratuite, ça peut se regretter, ça s'est déjà vu... En une seconde, combien de gens morts dans le monde? Combien de passage dans l'au-dela? Y a t'il seulement un au-dela? Esperons que oui, j'ai bien peur que non, mais croisons les doigts... J'espère également qu'il sera meilleur que notre monde à nous... Qui est peut être déjà un au-delà... Peut être la réincarnation plutôt qu'un paradis... Réincarnation... En quoi? En qui? Et quand? A l'instant exact du dernier soupir, et donc aussi du tout premier soupir? Ou au contraire, n'importe ou, n'importe quand? Mais dans ce dernier cas, peut-être suis-je toi, et peut être que tu as été moi... Peut être avons nous tous été tout le monde... Un tas d'existences... Qui n'en font qu'une seule, ou l'inverse peut-être, une seule âme qui a donné des milliards d'existences... J'en ai froid dans le dos... Ou bien non, ni un paradis, ni une réincarnation, peut être une fantomisation : peut-être y a t'il autour de moi des âmes qui flottent, de ceux qui ont été et ne sont plus... Qui sait? Qui en a décidé? Y a t'il une intelligence au dessus de nous? J'en doute... Si un jour par hasard je Le, ou La rencontre, j'aurais deux-trois trucs à lui dire... Pourquoi as-tu choisi de faire ta pause café pendant ma vie? Et puis, pourquoi "intelligence supérieure", si tu as besoin d'une pause café? Mais y a t'il seulement une autre intelligence, ne serait ce qu'équivalente à la notre? Sommes nous seuls dans l'univers? Y a t'il d'autres univers? L'image des billes (à la fin de Men in Black) qui revient... Et si... Nous étions les seuls, cela j'en doute également, mais dans ce cas là... Si la Terre venait à disparaître, ce qui se fera très certainement, et nous avec? Quel vide dans l'univers... Un univers sans vie... L'amalgame est certes énorme, il y a toujours de la vie, mais qu'est-ce qu'un microbe par rapport à nous, bien qu'il puisse nous tuer, mais imaginez... Un grand silence... Ici aussi, amalgame, pas de son sans atmosphère... Mais vous me comprenez c'est ce pas? Ou suis je peut être fou tout simplement... A quoi pensais-je, déjà? Ah oui, le béton... Effet poupée russe vous ne trouvez pas? Du béton à une autre vie... Ca fait loin... Et en même temps si proche, il suffirai de se lever, traverser en même temps qu'une voiture me traverse, et c'est réglé... Du béton à une autre vie... Ca fait un cercle tout simplement... Je dois l'être, fou...
XII)Sourd. Et aveugle. Je veux être sourd et aveugle. Je veux garder mes trois autres sens. Je regretterai de ne plus pouvoir la contempler, magnifique être, et de ne plus pouvoir entendre sa belle voix. Mais je veux être aveugle, pour ne plus voir la peine et l'horreur, la misère et les déchéances qui jamais ne s'arrêtent... Et sourd... Pour ne plus entendre les saloperies qui volent sans jamais s'arrêter... Et pour ne plus entendre certains bruits désagréables... Sniiiff... Trop de bruits... Je regretterai également la musique, l'harmonie et la paix intérieure que m'apportent certains chef d'oeuvres, ou les envies festives que me donnent d'autres morceaux... Mais il me restera le toucher pour ressentir sous mes doigts la douceur de sa peau, magnifique, et l'odorat afin de sentir son odeur, j'ai froid. On dit que ceux qui perdent un sens affinent les autres... On sait également que les êtres vivants communiquent leurs sentiments par leur phéromones, terme barbare... Alors je saurai ce qu'elle ressent à son odeur, si on peut dire... Rêves d'empathie... Et il me restera également le goût, la saveur, peut être pour ses lèvres, mais également pour me défendre, savoir ce que l'on veut me faire avaler, rien que je ne désire, je vous connais... Mais que me restera t'il d'autre? Qui pour moi apprendrait à me parler avec les doigts, à me faire encore vivre dans un monde qui ne veut plus de moi? Me restera t'il quelqu'un? Peut être alors, je découvrirai ceux sur qui j'aurais du compter auparavant, peut être alors vos masques tomberont... Mais il sera trop tard, qui voudrait d'un aveugle et sourd? Je me suis toujours demandé ce que je demanderai si un génie me proposait 3 voeux... Je demanderai à en avoir 5, de voeux, faveur exceptionnelle : son bonheur, parce qu'elle le mérite, surement, enfin je l'espere, puis ce que j'aurai toujours voulu avoir : deux magnifiques ailes blanches, comme un ange, et pouvoir changer la couleur de mes yeux... Puis pour finir... Devenir... aveugle... et sourd...Ou bien non, mieux, sortir de cette envelloppe charnelle qui me maintient à l'étroit, qui m'enserre comme un inexorable et abominable étau... "Mon seul regret? Ne pas voir été un autre" disait Woody Allen... Nous avons le même regret, peut être pas la même raison : je ne souhaite mon mal être à personne... Mais j'aurais tellement voulu qu'un autre se voit infligé ma malediction, cette impression de ne jamais être à sa place, même dans mon lit, de ne pas avoir de place en fait...Je ferai un jour le grand saut... Le pas en avant, du bord du gouffre à son fond... Pardon j'oubliais, je crois que j'y suis déjà, au fond... Mais je creuserai encore s'il faut, pour pouvoir sauter... J'en suis sur, je sauterai, je ne saurais supporter mon fardeau trop longtemps : à peine 16 ans et déjà je plie sous l'ampleur de ma peine, de mes larmes... Un autre monde... Une autre vie... Une autre conscience... Une autre âme... Par pitié... J'ai froid…
XIII)J'ai souvent froid... Meme dans mon lit ou bien assis sur un radiateur brulant... Je ne sais pas pourquoi... J'ai souvent l'impression que ressentir ce froid "intérieur", comment dire, m'exteriorise de moi même... J'écris souvent avec de la musique douce dans les oreilles, du piano ! Ainsi j'ai l'impression que ma conscience se trouve sur ma poitrine, ou devant ma poitrine plutot, au lieu d'être dans ma tête. Mon coeur, lui, comme s'il soutenait quelque chose de lourd, me donne l'impression d'être légerement plus bas, et plus vers mon dos... Ma tete se vide et s'emplit de musique, de sentiments, mais je ne pense plus, c'est comme inconscient... Et mes mains, elles, se sont appropriées mon inspiration. C'est au dos que j'ai froid. Quand je me relis, je me trouve pathetique et dénué d'interet, mais je retrouve deux états : quand je pose a plat mes pensées, mes idées, mes envies... Pour cela il me faut du calme, une pointe d'inspiration... Je me sens souvent bien à ces moments là. Et quand je déprime, des textes plutot morbides ou j'exprime ce que je ressent, souvent à ces moments que j'ai froid... que j'ai le plus froid. C'est au coeur que j'ai froid... Il y a aussi les textes nuls, quand j'ai juste envie d'écrire, mais mes mains refusent d'être inspirées. Ceux la sont mauvais, et je ne les mets jamais, ce qui explique les numéros manquants... C'est à la tête que j'ai froid. Mais étrangement, aux mains, j'ai chaud.
XIV)Des questions. Qui me traversent souvent l'esprit... Dieu, ou une quelconque entité supérieure, existe t'il? La vie a t'elle un prix? Une fois passé le dernier soupir, doit-on se justifier face à quelqu'un, de tous nos actes, donner une explication à chaque choix? Est ce que nous avons au moins le droit de nous justifier? Qui nous juge, ou nous jugerait, plutot? Où? Et pourquoi? Sur quelle base, quel code de loi? Et quelle tolérance face aux erreurs, face aux faux pas? Y a t'il quelque chose après la mort? Si non, que deviennent nos ames et esprits? Et cette histoire de grammes perdus, 21 il me semble? Que deviennent nos pensées, et quel est le but de la vie? S'il n'est pas atteint, alors... une vie pour rien? Et s'il est atteint? Que se passe t'il? Aurons nous le droit à un au-delà? De quel nature serait-il, cet au-delà? Une sorte d'assemblée d'esprits qui flottent en hémicycle autour du 'tout puissant' (encore faudrait il qu'il existe, bien qu'exister n'est certainement pas ici le juste mot)? Ou bien devenons nous fantome, mais tout en restant sur la Terre? Dans ce cas, pouvons nous encore voir ceux laissés derrière, encore vivants? Avons nous des 'pouvoirs', comme traverser le temps et percer les énigmes qui nous obsédaient de notre vivant, ou encore lire les pensées? Ou peut-être sommes nous incorporés à ce 'tout puissant', qui serait ainsi une assemblée de toutes les opinions des trépassés de tout temps, et de tout lieux...Qui sait? De toute façon, je ne crois en Dieu que quand cela m'arrange, quand je m'ennuie et que je me parle tout seul, et peut etre sommes nous tous des dieux en puissance... S'il existe, qu'il est omnipotent et omniscient, qu'il nous a tous créés, et qu'il a tout créé, tout ce qui nous entoure et tout ce que nous pensons... Alors j'aurai de nombreuses questions pour lui... A t'il le pouvoir de créer un monde ou il ne peut rien, ou il se priverait de tout pouvoir? A t'il créé les mathématiques, a t'il jamais pensé qu'elles deviendraient ce qu'elles sont? La légende du nombre d'or que l'on retrouverait dans tout ce qui est, est elle vraie? Est ce qu'on retrouve ce même nombre en Lui? A t'il créé l'Art, ou les Arts, et la Science, ou les Sciences, a t'il créé les atomes, les électrons, et tout ce qu'il y a en dessous? Et avait il à l époque envisagé l'importance que prendrait tout cela...? A t'il créé l'Amour? D'ou vient Il? Comment, quand est il né, ou apparu? A partir de quoi? Quelle est le sens, ou le but de la vie? De Sa vie? Qui est il? Quelles sont Ses limites? Que nous veut il? Disparaitra t'il un jour, lui aussi? Et accessoirement, pour qui vote t'il, gauche ou droite? Et aussi, que foutait il le jour du tsunami et celui du 11 septembre 2001? Et le jour de ma naissance? Ces trois dernières questions, par simple curiosité...
XV)Parait que je suis un vrai con... Bref... J'aimerai bien ne pas ressembler a un déprimé suicidaire quand j'écris... De la bonne musique, des blagues connes, comme celle du black("Va pas jouer trop loin", elle comprendra), discutions en tout sens, mon devoir de maths attendra... Hesitaaaate... Parait que la vie est comme une boite de chocolat... Moi je suis tombé sur celui à l'alcool de mure, vous savez le machin bien dégueulasse qui vous fond dans la bouche et vous donne envie de vomir... Nanananana hesitaaaate... Hophophop je fatigue les enfants... Et après en avoir gouté un, vous etes prévenus, vous jetez tous ceux avec écrit mure dessus... Mais forcément vous en oubliez un parmis ceux aux éclats d'amandes... Et vous retombez dessus pas de chance nan? Hesitaaaate... Vire la batterie, les beats dans tout les sens, sans jeu de mots, et met moi du piano dessus, ca fait quelque chose de beau, d'harmonieux... Et ca te replonge dans ta déprime... Tfaçon au point ou en est... Connard... J'ai froid, un pull, une couette, viiite... Bref, comme dirait l'autre... Nan pas cette autre là... Pas compris? Nevermaïnde... Mode je réfléchis même pas a ce que j'écris, juste histoire d'occuper mes mains sur autre chose que mon taff... Tell me your intentions... Come on no hesitate... Hesitaaate... Tell me what you're feeling... Bref... Ce que j'écris est nul... Profitez en, je le vire demain hihihi... Nan jdécone... En mode histoire d'avoir envie de dire j'en ai réellement rien à foutre... Fraiiiis... Mode paummmééééééé... Hesitaaate...
XVI)Je crois maintenant comprendre ce que voulait faire passer Albert Camus quand il écrivit l'Etranger... Je ne me souviens plus bien de ce livre, si ce n'est que je ne l'avait pas aimé, à l'époque... Mais je me souviens vaguement du début... Moments de solitude... C'est l'histoire d'un mec qui n'est pas à sa place, qui n'a rien à faire là, qui n'y fait rien d'ailleurs... C'est un peu mon histoire... Tout de noir vêtu, de blanc aussi parfois, les mains dans les poches, le regard dans le vide, la tête dans les étoiles... Et un pied dans la tombe, peut-être... Marchant sans but, des vies qui défilent autour de lui, mais la sienne qui stagne, en stand-by... Décoration... Personne pour soi, qui lui porte de l'attention... Alors il fait comme il peut, il meuble, en se donnant des ambitions, s'attribuant des mérites, déguisant des relations... Quel tristesse... Monde gris miné par le quotidien... Lui il n'en veut pas, il veut en réchapper, métro, boulot, dodo l'effraient... Il en a de l'ambition, "la richesse des pauvres", disent certains... Ils se trompent, la richesse des malheureux plutot... Ses ambitions? Il désire un quotidien chaque jour différent... Mais vertueux... Il veut sa liberté, au sens où lui l'entend : ne dépendre de personne, ne plus jamais subir de pressions... Dans un monde où tout marche en symbiose, il le sait, mais il s'en fout il espère, et il y pense... Comment? Berger reclu au fond du Jura? Pas pour lui... Reste alors maître du monde... De l'ambition, je vous l'ai dit... Puis il y repense... Comment? Telles écoles, classes préparatoires, et toute cette bureaucratie qui a déjà brisée des rêves par milliards... Il ne sait pas, il veut travailler, mais il manque de force, de conviction, il ne croit plus en son monde... Les rêves dans lesquels il meurt sont pourtant les meilleurs qu'il ait jamais eu... Mais il est perdu, il cherche sa voie, mais ne voit que du noir, partout, et des trous, des embuscades, des pièges, à foison... Alors il pleure, et il espère, à défaut de prier, car ca non plus, il n'y croit pas, il ne croit qu'en la crédulité des êtres humains, à l'étendue de la stupidité humaine, qui fait des malheureux par milliards, des malheureux, dont beaucoup qui s'ignorent, du moins pense t'il... Pour être heureux, il faut être rester un enfant, ou un vieillard, peut être, il essayera d'essayer... Et parfois, il en vient même à penser qu'il vaut mieux n'être jamais né... Ou à défaut, être mort... Alors comme disait Camus et son Meursault, "Devant cette nuit chargée de signes et d’étoiles, je m’ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l’éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j’ai senti que j’avais été heureux, et que je l’étais encore. Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu’il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu’ils m’accueillent avec des cris de haine".
XVII)Vous savez quoi? On dit que c'est dans l'adversité que l'on reconnait ses amis... Moi je crois que c'est dans mes amis que je reconnais mon adversité... Ca n'a pas l'air comme ca, mais ca veut effectivement dire quelque chose... Et c'est en les cotoyant que je retombe chaque jour dans une déprime plus profonde... Je pense qu'il est aisé de mesurer mon humeur, mon tempéramment du moment en lisant ce que j'écris... Quoique non, je n'écris que quand je me sens mal, donc non ca ne marche pas... J'ai voulu arreter de parler le jour où j'ai inconsciemment compris que dans une conversation, chacun n'écoute pas l'autre parce qu'il réfléchit déjà à ce qu'il va lui répondre, c'est pour ca que les politiciens répondent toujours à coté de la plaque, pour cela qu'il est impossible de convaincre qui que ce soit par la discussion. Les meetings et les discours, on ne répond pas à celui qui discoure... C'est d'ailleurs pour cela que c'est le meilleur moyen de rallier quelqu'un à sa cause... De même à l'écrit, et de la même façon, c'est pour cela qu'il est bien plus facile de faire passer des sentiments et des messages à l'écrit... L'humanité ne serait rien sans l'écriture, et sans son pouce opposable aux autre doigts, aussi... Je crois que cette humanité n'as qu'un seul défaut, la gourmandise, le plus grand de tout les pêchés... Je suis empli de bonté envers mon prochain, comme dirait l'autre, et je n'aime pas voir des gens dans le besoin et la misère, je suis comme ca c'est tout... Pourquoi la gourmandise? C'est pourtant simple, tout sur terre vit en parfaite harmonie, en parfaite symbiose, tout sauf l'être humain, quoi que, pas tous, les indiens ne prenaient que ce qui leur étaient nécéssaire dans la nature pour survivre, et demandaient pardon au gibier qu'ils chassaient, leur expliquait qui il allait nourrir... L'être humain, qui par simple gourmandise, pour une soi-disant recherche du confort, veut le plus possible pour lui seul, et moins pour les autres... Ce même être humain qui ravage en ce moment son habitat, par gourmandise... Un dicton aborigène pose la question "Que feront les hommes quand, après avoir tué tous les poissons, coupé tout les arbres, et tué tous les animaux, se rendront compte que l'argent ne se mange pas?" Je déteste généralement les formules toute faites, elles sont pour les idiots incapables de se concevoir eux-mêmes une pensée qui leur est propre... Mais j'ai découvert récemment Ambrose Bierce, et son Dictionnaire du Diable... Un mec comme moi, qui n'aime pas la crédulité et les idiots, qui pense que tout les hommes sont quelque part voleurs, menteurs et profiteurs, le prix dépend selon chacun, mais personne n'est incorruptible... Je suis juste beaucoup moins mysogine qu'il ne l'est... Dans son dictionnaire, il refait le vocabulaire de sa langue, et est souvent dans le juste... Il définit par exemple la justice comme le bien donné à des citoyens en échange de son allégeance, une partie ses biens personnels, et des services personnels. Je ne sais plus où j'en suis, je vais continuer malgré le fait que j'ai déjà oublié ce que je voulais dire, alors que ma pensée était précise il y a encore quelques secondes... En ce moment, je lis de la grande littérature, J'apprends à propos de la constance du sage, et de la tranquillité de l'âme, j'apprends comment conquérir et gerer un état raisonnablement, j'apprends l'art d'aimer aussi... Essayer de m'élever un peu de ma cage dorée, peut etre qu'en sortant par le dessus, j'éviterai les barreaux, image nulle... J'apprends le stoïcisme, graduellement, certes, mais j'apprends... Selon les stoïques, tel Sénèque, le sage ne ressent aucune insulte ni injustice, il touche à la perfection par son stoïcisme, incultes, cultivez-vous... En face, les Epicuriens d'Epicure prônent le plaisir, profitons de l'instant, pour toucher à la perfection aussi... Moi j'aimerai toucher a l'humanité, perdre ma rigidité d'esprit cadavérique qui me caractérise... Je me renseigne donc également sur l'art de gouverner, selon Nicolas Machiavel, bien que je doute que cela me serve de nos jours, c'est toujours bon à savoir... Que disais-je encore? Au cas où il adviendrait que je devienne un sage et chef d'état... Mais il reste l'art d'aimer... D'Ovide... Aimer... Un art certes, mais je crois qu'en perdant mon envie de parler, de défendre mes idées et ce en quoi j'ai foi, j'ai aussi perdu pas mal de ma foi... Ma foi en l'être humain et sa prétendue bonté, ma foi en certains sentiments, certaines choses qui semblent arriver à tout le monde... Mais semblent seulement, il y en a qui restent ignorés à ce jour... L'amour par exemple... Le bonheur aussi... Le rire se communique, ca c'est évident, tout le monde le sait... Par contre, pleure et tu comprendras à quel point la solitude est mon quotidien... Si certains sont volontaires pour pleurer avec moi... A vrai dire je ne veux meme pas les rencontrer, il faut que je m'aère... En fait, je ne parle plus franchement de ce que je pense et ressens qu'avec mon père... Etrange non? Il y a de ca quelques mois, mon plus grand désir était de lui mettre mon poing dans la gueule, je l'avoue... Mais de nouveau, j'ai froid... Ne faites pas attention à moi, une minuscule tache de sang sur un trottoir, comme il y en a des milliers, avec leurs rêves brisées, leurs destinées fracassées, et toutes ces conneries... Rien de plus, rien d'important de toute façon... Bonne soirée...
XVIII)Et un matin tu te réveilles, et rien ne va plus... Les jeux sont faits... Du moins, ils ont été faits, et sans toi... Je crois qu'on ne fait tout au long de notre vie que des paris... Des paris sur un avenir plutôt qu'un autre, on tente notre chance, on gagne, ou on perd, puis on se relève, ce qui ne tue pas rend plus fort... Ou on ne se relève pas... Je crois que l'on parie sur plein de choses, mais certains paris ne reposent sur rien... On parie aussi beaucoup sur les gens qui nous entourent.. On leur accorde notre confiance, on se confie à eux, on est heureux d'être en contact... Puis fatalement un jour, la déchéance commence... Les révélations... Un ami est celui qui sait tout de vous, mais vous aime quand même... Mais chacun a ses limites, que les autres ne doivent pas dépasser... Alors un jour vous apprenez... Voila comment il est, voici ce qu'il a fait, ce qu'il fait encore, et qu'il vous a caché, inconsciemment peut-être... Et la on se retrouve à nouveau devant un choix... Un pari, un de plus... On pèse le pour, le contre... Puis on juge, et quand la sentence tombe, personne n'a peur... Sauf vous... Parce qu'au fond, cette personne là, avant de passer dans le box des accusés, c'était votre ami... Mais après tout, qu'est ce qu'un ami? Un compromis? Un confesseur? Un point de vue différent? A vrai dire, un ami, ca n'est rien, jetez le, rien à foutre, que le jury le condamne à la peine capitale, les oubliettes et c'est plié, il y en a six autres milliards pour prendre sa place... Un autre pari... Une chance... Sur six milliards... C'est peu, comme vous le dira très bien tout joueur de poker... Et encore... Qui vous a dit qu'il y en avait un qui valait la peine? Et s'il y en a un, ou une, il serait bien mieux dans votre coeur non? Un autre pari, à prendre ou à laisser... Dans votre coeur, dans la maladie et la crainte, la lassitude et l'ennui, jusqu'à ce que la mort vous sépare, ou plutôt jusqu'a ce que l'exaspération, et la jalousie, le quotidien et le temps vous séparent... Pari raté... Votre chance sur six milliards foutue, gachée... "Garde tes amis proches, et tes ennemis encore plus proches" souligne la proximité avec les ennemis, afin de les surveiller... Moi je me contenterai de dire "Garde tes ennemis plus proches que tes amis", pas pour garder un oeil sur tes ennemis, mais pour ne pas que tes amis n'en deviennent, des ennemis, par leurs actions et leurs erreurs, on bien plutôt pourqu'avec la distance, tu ne vois pas ces erreurs... On a tous droit à une seconde chance? Peut-être, ca n'est qu'un pari de plus à prendre... Les jeux sont faits...
XVIII-bis)Boaf... Après tout on ne fait que passer, pourquoi s'emmerder? Une vie sur des milliers de milliards, alors au point ou on en est... L'important c'est de finir ses pates tant qu'elles sont chaudes, et le champagne tant qu'il a des bulles... Sérieusement, la personne qui saura m'expliquer pourquoi je passe forcément une bonne journée après m'être acheté des fringues, elle méritera un prix nobel de psychologie, ou quelque chose d'assimilé... Mon état d'esprit principal, c'est la déprime... Mon moteur, c'est l'espoir que ca sera mieux demain, même si je sais pertinemment que ca l'est jamais... Ma motivation c'est le fait qu'on n'a qu'une vie, autant ne pas trop la gacher...
XX)Courir. A en perdre haleine. On ne s'improvise pas philosophe. On ne s'improvise pas président. On ne s'improvise pas maître du monde. Bon à savoir. Terne et sombre, noir, profond et transcendant, eclectiquement orgasmissime, incommensurablement décadant, autant que musicalement illyrique, limpide incohérence, sentimentalement démantelé, aux senteurs de platine enluminé, illuminé par un Damoclès rôdant sous l'ombre d'innombrables soupçons. Soupçons d'amours tour à tour sans fard et embués, dénué de sens comme d'interet, d'interêts comme de sang. Illusions désillusoires, obscure clarté ou volonté biaisée. Victorieusement vindicatif, volontairement violent, voracement viscéral. Déminages spirituels, déménages moraux, dommages collatéraux, dommage. Intellect électrique, sinuant dans les tréfonds de l'inclairvoyance humanoïde. Grandiloquent, grandegueulant, grande gueule et éloquent, mais rien que du vent. Persuasion entraînante, émotion impressionante, Noble mérite, toujours me concéder la qualité ! Ma qualité? Le Prince. Esquive et contournement... Machavélique non? Voila ce que je suis, voici ce que je vis. Bonsoir...
XXI)Yawn... Ouh putain... Il est quelle heure? 8h10... Ok bon on est quel jour? Merde samedi, je suis à la bourre(normal) j'ai cours... Saloperie... Je pionce, ou je me lève? Allez, pour faire joli sur le bulletin, je vais me bouger le cul... Caleçon Paul Smith, Diesel, chaussettes, ceinture et pull Paul Smith(normal), écharpe Ralph Lauren, pompes Gucci(ote), le tout en noir, plus mon Ipod, mon portable, mes gants et mes clés, un coup de déo (Guerlain)(normal), puis de brosse à cheveux... Ok c'est bon... Ah nan merde mon sac (Pacha-Ibiza, normal)... Bon le padre est pas là, parti à NY ou Ibiza(normal), je sais pas jm'en tape... Ca veut dire métro ca... Bref... Descend le tapis rouge des escaliers, immeuble haussmanien oblige(normal)... Passe dans le hall couloir de l'immeuble et récupère Libé de papounet... Ca y est, je suis dehors, tourne à droite, café chic, rue du Colisée, Dalloyau et cantine du faubourg, puis place Saint Philippe du Roule... Ipod dans les oreilles, gants sur les mains, journal dans ces dernières... Un petit air de serial killer légèrement négligé(normal)... Franklin Roosevelt... Troca... Rue de la Pipe(normal)... Michel Ange Auteuil, there we are... 4h30 de cours (et 33 heures d'absences justifiées(normal)) plus tard, back à la maison... Un petit coup de zepeople(normal), puis on repart... Petit déjeuner sérieux chez Dalloyau(normal), avec mon portable, et Le Monde entre les mains cette fois, suivit de Libé, afin de le relire avec la tête hors du cul : la une avait suffit à me souler ce matin... Bon, répondre aux textos... Ca c'est fait... Ah j'oubliais celui là, voila là, c'est fini... What's new today? Journalistes enlevés, leur sort est toujours en suspens... Nouvelle intervention conne de Ségo(normal)... Nouvelle démagogie de Nico(normal)... Tiens mon portable sonne... Pas de problèmes, je te rappelle ce soir [parce que là tu m'emmerdes] bisou... Bref, nouvel attentat suicide en Israël tu déconnes!? Bon ca fait légèrement snob de lire des journaux de socialos ici, je vais peut être penser à bouger mon cul... Portable à nouveau... Oui ma chérie... Où tu veux... Comme tu veux... Dans 10 minutes? J'y serais, je t'embrasse... Balade de long en large sur les Champs et les Tuileries avec ma brune préférée... Bisou ma belle, à ce soir peut être... A propos, que vais-je faire de mon après-midi d'ici ce soir...? Taxi(normal), direction Colette(normal)... Quelque part, ce sont mes voisins(normal)... Ipod toujours, alternant entre Ed. Banger, et Fatboy Slim(normal)... Arrivé ! Bordel ils sont où ces fuckings stickers Ed. Banger dont on m'a parlé ? Nevermind... On rentre à pied, on regardera les conneries dans les boutiques "chic"... Paul Smith, Dior, Chanel, Gucci, Loft, Dolce, Prada, tout ca dans ma rue(normal), wahou, le premier supermarché est à 25 minutes de marche... De nouveau chez moi... Zepeople, musique, portable, musique, zepeople... Et maintenant je suis face à mon clavier, il est 10heure du soir, et d'ici une heure ou deux, ca va être le bordel... Et vous, vous trouvez ça normal ou pas? De mériter tout ça? Cette conduite à la Sacha Guitry, une semaine entière dans son painoire... à 16 ans ! Bon, je crois que je vais retourner me coucher, histoire de limiter les dégâts... De toute façon, c'est les vacances : demain, sans aucun doute, ca recommence...
XXI-bis)Que dire? Est ce qu'écrire sans but est intéressant? Sans avoir pensé au préalable au sujet... Ca revient à tenter de savoir si parler pour ne rien dire est intéressant... Il est 4h et demi du matin... Quel est le moteur principal de l'évolution de la société? Je dirais le moteur à explosion... Ca c'était pour la blague à 2 dollars... Plus sérieusement, je pense que tout ne tourne pas autour de la recherche de bonheur, mais bien sur l'envie de sexe... Encore plus sérieusement, écrire sans but, c'est chiant, sans interêt, long et laborieux pour un piètre résultat. Vous en voulez une autre, de blague à 2 dollars? Maintenant il est 5h, 1/2h pour 6 lignes, soit 5 minutes par ligne, quand je suis inspiré et motivé, c'est plutot 6 lignes en une minute, c'est un peu plus intéressant. Pour écrire, il suffit de se lancer, ca marche, ou pas... Mais si ca marche pas, inutile de chercher l'inspiration, c'est elle qui vous trouve, vous traverse, puis vous délaisse pour un temps... Mais écrire sans ce compagnon peu assidu, c'est être sûr d'écrire de la merde... Enfin bref j'ai envie de dormir, bonsoir.
XXII)Au début, il s'est pointé, il a sonné, une petite fenêtre s'est ouverte, avec un oeil bleu inquisiteur derrière. L'oeil bleu lui a demandé de décliner nom et prénom. Alors il a décliné. L'oeil bleu lui a dit de patienter, et la petite fenêtre s'est refermée. Il a patienté. Un moment long comme l'éternité... Mais au point où il en était, il en avait une infinité à dépenser, d'éternités. Et pendant cette éternité, il a pensé à cet oeil bleu, le même que le sien, exactement la même teinte. Enfin, la petite fenêtre s'est rouverte, et un oeil rouge l'a regardé. L'oeil rouge a dit non, clair, brutal, concis, simple. Comme un coup de fouet dans l'air, la sentence a claqué, d'un coup sec. D'un coup au coeur. L'oeil rouge s'est légerement écarté en refermant la petite fenêtre. Et il a vu. Derrière la petite fenêtre, derrière la porte, des millions de milliards de millers de gens. Tous identiques, avec cette même étincelle de bonheur dans le fond de l'oeil. Tous avaient ce même oeil bleu, son oeil bleu, l'oeil rouge excepté, tel un gardien. Mais l'oeil rouge avait dit non. La petite fenêtre, refermée, était dorénavant indécelable sur la porte. Et lui était abattu. Alors il a sonné à nouveau. Encore. Et encore. Et encore, mais plus rien ne se passait. Il a hurlé. Une fois. Mille fois. Il s'est assis, dos à la porte. En face de lui était maintenant le ciel. Pas un ciel bleu. D'abord un ciel blanc, d'un blanc immaculé. Puis, tel une mise au point, des zones d'ombres apparurent, avant de finalement réveler un ciel noir, d'un noir parfait, parsemé de milliards d'étoiles, de milliards de galaxies, de milliards d'amas, de milliards de systèmes... Sublime... Il pensait. A ces clones. A ses clones. Ses copies parfaites, derrière la porte. Il se leva et se retourna de nouveau. Cette porte, un savant mélange de bois de chêne, de dorrures, d'ivoire. Il la frappa. Une fois, avec rage. Une seconde fois, de toute sa rage. Une troisième fois, d'une rage décuplée.Puis, subitement, il s'arrêta. Les paroles lui revenaient, peu à peu... "Knock knock knockin' on heavens doooor". Il contempla la porte longuement. Elle était magnifique, la porte du paradis.Et derrière étaient tous ses futurs possibles, au paradis, dans la joie, le bonheur, la félicité. Ses clones, ou plutôt les "lui-même" qui furent éligibles au paradis. Tous, sauf lui, en somme. Quelle horeur. Tous au paradis, sauf lui. Un frisson le traversa. Il se sentit, pour la première fois de son existence, unique. Il l'était. Et il en était fier. Une fois encore, il se retourna, la porte était derrière lui. Il était unique. Et il comptait bien le rester. Il regarda l'univers qui s'étendait à ses pieds, dessous, devant, au dessus de lui. Il sauta. Il plongeait. Il ne savait pas vers où, il ne s'en souciait guère, car si la porte du paradis était magnifique, son univers était sublime, car l'infini était pour lui seul, car dans ses yeux, ce n'était pas le bonheur qui brillait, mais l'extase qui iradiait. Enfin...!
XXIII)Vous voulez avoir l'impression de vivre réellement? En calecon, sur un muret, surplombant la baie de ramatuelle, un ciel du bleu le plus pur et quelques nuages blancs comme neige étendus au lointain, un lever de soleil au fond derrière le phare, et sur ma droite au dessus de moi, une demi lune encore blanche et pure dans un ciel non pas noir, mais bleu, des oiseaux qui discutent comme fond musical, et un vent frais qui me carresse la peau et me fait frissoner. J'ai très froid, je n'ai pas dormi de la nuit (que j'ai passée à écrire) mais je ne suis pas fatigué du tout, et... je me sens bien... C'est beau. L'horizon est orange, et il n'y a pas un seul bruit excepté un coq au lointain, les vagues, les oiseaux et les feuilles des arbres derrière moi... En fait ca n'est pas un coq, mais un hibou, qui appelle en vain la nuit, lui demandant de revenir. Et moi, j'ai l'impression de voyager dans le temps, l'impression d'être au même endroit, mais 1000 ans plus tôt, avant que l'homme ne pose sa main et ses horribles sons mécaniques sur cette baie... Un brin de vie sauvage. Et j'en redemande, pour la seconde fois en 2 jours, je suis sur ce muret. Cette fois, j'ai un pull, cette fois le hibou est silencieux, cette fois, les cigales se sont incrustées dans la discution avec les oiseaux, et cette fois le ciel, légèrement brumeux, est violet, je suis arrivé plus tôt, et je contemple le jour chassant la nuit. Mais tandis que le ciel devient plus bleu et que toutes les étoiles ont disparues, un point blanc, un demi point blanc plutôt est cette fois encore bien visible, magnifique demi-lune. Un bruit de voiture me sort de mon rêve, l'homme malgré tout, est omniprésent. Mais déjà le bruit a disparu. Voila une petite demi heure que je suis ici, et le soleil ne se montre toujours pas, il se fait desirer... Paradoxalement, je fuis les bronzages et à une journée à cuire sur un transat, je préfère une journée à dormir dans un lit. Oh...! Sur ma droite à cinq mètres environ, un écureuil, ou quelque chose qui y ressemble, pointe le bout de son nez. Il ne peut pas me voir, je suis sur un toit, mais je le vois renifler sa patte. Il s'arrête... Lui aussi regarde l'horizon orangée... Tiens... Cette fois ci, c'est bien un coq, mais il est très loin... Une autre voiture, maudit ! Plus loin, surplombant une des extremités de la baie, le phare jette encore ses rayons, alors que tout est déjà clair. Du haut de ce phare, le soleil doit déjà être visible. Un peu plus sur la gauche, un chateau est encore la, au milieu d'une colline, colline calcinée l'année dernière certainement à cause du mégot d'un inconscient... Derrière ce chateau très précisément, l'horizon commence à se faire intensément rouge, un magnifique rouge bordeaux avec toujours cette teinte orangée... Comme un signe... Le soleil est là, enfin ! Il me submerge de lumière, c'est exquis... "Mais si les corbeaux, les vautours, un de ces matins disparaissent, le soleil brillera toujours..." Enroulé dans ma couette, je suis à nouveau au rendez-vous. Cette fois ci, le ciel est à l'orage, l'air est lourd, et des nuages gris gigantesques ont envahi le ciel... Mais paradoxalement, c'est tout aussi beau. C'est beau car la mer, qui reflète le ciel, hésite entre un beau gris-bleu, et un blanc crème, et de plus, l'horizon n'est pas net du tout, il se confond avec le ciel, chose que je n'avais jamais vue... Sur ma droite, ce matin, ce n'est plus un écureuil, mais un sanglier. De mon toit, je suis à l'abri... Il se balade tranquilement, et fouille les fourrés. Autour de lui, quatre ou cinq petites bêtes, à la fourrure bien plus claire. On dirait des lapins, c'est plus probablement des marcassins. Entre les rares espaces laissés par les nuages, on voit des tâches rosées, comme le ciel d'hier matin, tâches rosées elles aussi reflétées sur la mer... Mais il est fort probable que le soleil ne soit pas visible quand il se lèvera,caché par les nuages...Magnifique, bien plus encore que les fois précédente. Voici quelques semaines déja que je n'ai plus rien écrit... Il est 3h du matin, je suis debout sur le mur, adossé au toit, en calecon. Je contemple la baie. Pour la dernière fois. Je pars dans 9 heures exactement, j'ai encore mon sac à faire... Il fait nuit, une nuit que je dirais parfaite. Le ciel est noir, noir clair en fait, les étoiles sont timides. 50 mètres plus bas, je vois mon ombre s'étaler sur la colline. De nuit? Oui, de nuit. Dèrriere moi, une magnifique lune, pleine, et parfaite, m'éclaire, comme un soleil blanc. Il fait nuit et pourtant, je vois comme s'il faisait jour. Le spectacle est epoustouflant, j'ai l'impression de n'être jamais venu ici, je redécouvre. La vue de jour me parait être une vague copie de cette vue unique, une vue presque en noir et blanc, mais sans gris. Un vent chaud souffle. Se déchaine même, et je n'ai pas froid. Comme si la Lune soufflait, il vient dans mon dos. Et tandis que mes cheveux volent au vent, je réalise que j'aimerai tant avoir des ailes, rien qu'une fois, pour en profiter... Et je me demande... Comment dire... Je n'ai que 16 ans, je n'ai pas énormément vécu, et...Et je me demande ce que c'est le bonheur, le but d'une vie... Est ce que c'est ca le bonheur, le calme, et le ravissement des sens... Un paysage magnifique, l'émerveillement de la découverte, le ravissement d'un plat exquis dans un bon siège, le frisson d'une grande symphonue éclatant dans les oreilles, le parfum d'une femme, et la douceur de sa peau filant sous les doigts. Ca, le ciel noir et les étoiles, la lune et la mer, le vent et la vue, le fracassement des vagues et le hurlement des arbres, et mes frissons ca, je crois que c'est ma drogue. Pas besoin d'une autre... La, si une étoile filante venait m'offrir trois voeux... Je lui demanderai des ailes. Je lui demanderai d'arrêter le temps, et de la faire venir, Elle, assise à mes côtés, pour qu'on puisse à nous deux rêver pour toujours dans le paradis... Je m'allonge sur le mur, je dors, fin de l'acte.
XXIV)Est ce que vous sauriez vous imaginer dans 70-80 ans? Vous venez de mourir. Et vous vous retrouvez devant, ou lui, ou son équivalent dans une autre religion si vous êtes chrétien (moi je suis athé), Saint Pierre... Surprise ! Déjà, vous vous êtes planté de dieu à vénerer, emmerdant ca... Et devant lui, un rouleau, avec tout vos actes, le jugement dernier, maintenant va falloir rendre des comptes pour les saloperies que vous avez faites ici bas ! Il vous lit ce qu'il a à vous reprocher, et ensuite vous avez le droit de vous défendre, pour peut être passer la porte du paradis, ou bien descendre en enfer. "Vous êtes coupables d'avoir : trompé votre femme, ruiné la vie d'intel, juré x fois, menti pour des raisons plus ou moins honorables, pas cru en Lui, volé ceci, détourné cela, fait ceci, pas fait cela, etc..." Une liste à coup sur interminable. Ma question est : que diriez vous pour sauver votre peau? Combien resteraient tétanisés ou imploreraient le pardon? Moi, c'est clair, je sais ce que je dirais... "Et alors? Pourquoi devrais-je rendre des comptes à un dieu en lequel je n'ai jamais cru? A un dieu qui a bien plus de comptes à rendre à l'humanité que l'humanité ne pourra jamais lui en rendre. A un dieu qui nous fait naître, sans notre aval, dans un monde que l'on peut aisément taxer de tout les défauts. A un dieu qui chaque jour voit massacres et magouilles, et laisse tout cela impuni. A un dieu qui chaque jour voit malheurs, désespoir, larmes et cris, et laisse tout cela sans remède. A un dieu qui fait que chaque jour on apprend des centaines d'horreurs, et voudrait qu'on garde le sourire. A toutes les misères du monde et des hommes, il n'est qu'un seul responsable... Alors même si j'avais tué une, mille, ou des millions de personnes, Il aurait pu retenir mon bras, s'Il l'avait voulu, alors s'Il veut que je justifie mes actes, qu'Il justifie d'abord les siens." Mais de toute façon, pour moi, Dieu n'existe pas, et le seul dieu que nous pouvons blâmer s'appelle "société", et elle, elle ne rend pas de comptes... Et puis en fait je relis deux mois plus tard, et c'est nul, mais nullissime, mais j'aimais bien l'idée de départ, s'imaginer dans 80 ans, alors je le met quand même... A vous de voir...
XXVII)Les gens sont perdus... Personne n'est heureux... Ca n'est qu'une illusion... Je suis à Ibiza, dans un restaurant sur un rocher surplombant la mer, endroit très venteux... D'abord je me suis demandé ce que je foutais là. Puis ce que les gens autour de moi foutaient là... A coté de nous une table de 7 amis, ils parlent très peu, tous sont absorbés par leur bouffe, et à notre table, une table de 3mètres facile, des inconnus. Dont un fumeur dont les odeurs de marijuana sentent dans le resto entier sans doute et qui n'a pas l'air satisfait de ce qu'il a entre les doigts; ce type a l'air d'ennuyer un couple, qui du coup s'emmerde profondément. Le couple est accompagné d'une belle blonde qui se morfond, certainement leur fille, et un gamin qui lui aussi se fait chier profondément, son ipod dans les oreilles. Une des nanas de la table d'amis dépressifs d'à coté vient de me faire chier pendant 15minutes. Il parait qu'elle me connait super bien, on a beaucoup déconné ensemble l'année derniere. Aucune idée de son nom... Même si son visage me dit vaguement quelque chose... C'est fou ce que les adultes m'emmerdent... Tiens le couple et leurs rejetons se barrent... Tiens on les connait... C'est con j'aurais volontiers discuté avec la blonde, malgré sa tete de conasse... Tiens maintenant c'est nous que le fumeur vient emmerder, apparemment on le connait... J'ai l'impression d'être dans un docu d'arte sur la beat generation de Goa et d'Ibiza... Mon père discute avec 'Chicago', alias David qui a plaqué son boulot dans la pub il a 40 ans pour voyager et "vivre libre". Mon cul oui, vivre défoncé plutôt, il a l'air completement fait... Mon père me dit justement que Chicago lui donne envie de faire un documentaire la dessus... A propos de type completement fait, le fumeur (l'autre, pas Chicago) s'est barré, mais surtout, moi j'ai l'impression d'avoir bu, et d'être dans le stade de dépression (après la joie, et avant la somnolence), alors que mon dernier verre d'alcool doit remonter à un mois ou deux... L'état ou on n'entend plus ou moins que la musique et ou on s'entend plus parler... Putain je me les pèle... A nouveau je regarde toutes les parties en présence, tout les regards sont vagues, perdus, fatigué. Et la je me rend compte qu'en fait, je suis passé de l'étude sans interet, sans fin, et sans but de ma propre personne à l'étude sociologique des gens m'entourant, et de leur rapport au bonheur... Enfin bref...
XXVIII)Je nourris les fourmis... Je pose mon assiette sur la colonie, j'allume mon ipod, et je vous raconte, je suis sur que ca vous interesse... ! Je parlais hier d'étude du bonheur, en fait, pas seulement, je pourrais étendre à étude des moeurs... Pour le moment, traitons de l'argent... Je suis à Ibiza toujours, à une soirée mondaine donnée dans une "sublime maison" (description de mon père, je dirais plutôt un tas de brique assemblé en quelques batiments difformes et moches)... C'est marrant le fait que les gens qui ont de l'argent n'aient pas de gout, comme si c'était un échange à faire, vendre l'un pour avoir l'autre, comme si les deux ne pouvaient s'accorder, tout comme morale et pouvoir... La baraque est grande, ca c'est sur, mais elle n'est pas belle pour autant... Pas pratique non plus sans aucun doute... 20 mètres d'escalier entre la piscine et la maison, ca doit être d'un chiant... Enfin, la 1ere piscine, la seconde est plus proche, mais on dirait le petit bain... Enfin bref je détaille pas, mais c'est moche, (une fontaine minable au fond d'une salle ouverte entourée de pilliers clairement pas empruntés du Parthénon, c'est beau?) et très certainement pas pratique... J'ai l'habitude d'appeler ca une maison-musée... A faire visiter pour impressioner, c'est bien, mais à vivre ca doit être horrible... Et le pire c'est que la reception doit compter quelques 50 invités, mais la maison parait quand même vide... Dur... Bref je suis arrivé, j'ai demandé une caïpirinha au serveur du bar ("Mon fils boit? -Oui papa, il boit, et il fume, il baise, se drogue, viole, assassine et braque des banques occasionnellement..."), dégueulasse la caïpirinha, le bar est envahi... Envahi par des piques assiette en tout genre, enchainant verre sur verre, j'adorerais qu'à la fin, l'hote annonce "maintenant faut passer à la caisse"... Je visite la maison, je vous refais pas le plan, rien à ajouter... Je surprend une conversation... Ils refont le portrait du proprio, les absents ont toujours tort, mais sont cependant en extase devant sa maison... Tiens sur le toit d'un des bâtiments, un petit show folklorique est donné... Danses africaines au son du tamtam... Très très folklorique, les musiciens sont français, les danseuses espagnoles, et les tamtams made in taïwan avec un peu de chance... Je contemple la faune en présence, tout le monde a l'air de se faire profondément chier, les danseuses et musiciens s'amusent probablement plus que ce beau monde... Et si tout ce beau monde avait aussi faim que moi à ce moment là, les danseurs auraient pu danser ou jouer aux échecs, personne n'en aurait été étonné... Parce que pour ma part, j'étais bien plus concentré sur mon ventre que sur le spectacle... A ma décharge, il était 23h30 et je n'avais pas mangé de la journée... Mais nos hôtes (j'ignore leur nom...) ont beau avoir de l'argent, ils ne savent pas choisir leur cuisinier... Enfin bref, mon père a l'air de se plaire dans ce lieu insensé, et tandis que de nouveau il raconte sans s'arreter ses histoires hertziennes au premier inconnu venu, un abruti tente de draguer minablement sa compagne, donc ma belle-mère... "A Paris, la tour eiffel ne brille plus depuis que tu es partie, mais elle recommencera quand tu reviendras"... Oulaa... "J'ai deux métiers, je suis magicien, et surtout ton admirateur"... Il mérite un prix... "Ne trouve tu pas que je suis un ange?" Là j'ai voulu intervenir, c'était plus fort que moi : "Les anges sont des êtres morts, ducon", heureusement, ma belle mère m'a coupé en début de phrase, pour lui signifier que non, il n'était pas un ange... Moi j'espere que j'en serais un, plus tard, pour les ailes, c'est beau... Mais après être mort, bien sur, après avoir nourri les fourmis...
XXIX)Une différence majeure entre moi et mon père, c'est notre conception des rapports humains... Moi j'invite mes amis dans l'espoir de passer un bon moment, sans aucune idée derriere la tete. Mon père, lui, invite des contrats... Plus clairement, une soirée selon sa conception sert à montrer ses biens, à rencontrer et à "mieux connaitre" (tu parles...!) des gens fortunés et influents... Vous me direz j'ai 16ans seulement, mais j'en connais, des fils de millionnaires ou des starlettes de la jeunesse parisienne, pourtant ils ne sont jamais les premiers invités, j'échange pas mes amis contre des millions, désolé... Et je dois avouer que quand j'entends mon père me dire que son notaire est pas assez bankable (en substance, les vrais termes c'est plutôt "il ne se serait pas senti à l'aise...", c'est vrai, son boulot c'est de gérer du blé, des gens qui en ont plein, ca le mettrait mal à l'aise... No comment.) je me dis que le gene capitaliste a finalement pris le pas sur le mec de gauche...
XXX)En me baladant sur internet, je suis tombé sur cet oeuvre on ne peut plus scolaire, le Sacre de Napoléon, de David. Vous savez, ce tableau représentant Napoléon couronnant Joséphine, après s'être couronné lui même. Napoléon, pour moi, tient la même place que César et Alexandre, il figure parmi les plus grand conquérants, interrompus dans leur élan. Ce qui semble chronique dans chacune de leurs destinées, c'est la composante en trop, ce qui leur a, à tous, été fatal. Alexandre le Grand, terrassé par la fièvre. Ou plus vraisemblablement empoisonné par ses généraux. Jules César, victime de sa réussite et de sa popularité. Assassiné par le Sénat romain. Et puis l'Aigle, Napoléon Bonaparte, empereur des Français. Pour beaucoup, sa grande erreur a été de vouloir abattre la Russie. Pour moi, les responsables de sa chute sont les aristocrates russes et français (de l'Ancien Régime), pour une petite partie. Et pour la majeure partie... Les hasards de la destinée font que celui qui a détruit l'Empire figure sur ce tableau du sacre, et est un des personnages les plus visibles. En bas à droite, en habit rouge, Talleyrand. Talleyrand dont Hugo disait qu'il avait conduit deux révolutions et trompé vingt rois, sans dire qu'il s'était joué d'une Eglise, qu'il trahissait comme d'autres dorment, qu'il trompait et cocufiait comme d'autres déjeunent. De Talleyrand plutôt (un noble d'Ancien Empire, surprise), qui a en effet convaincu, avec l'aide de la noblesse russe, Alexandre de Russie de ne pas s'allier avec Bonaparte pour écraser l'Angleterre, déchainant la fureur de ce dernier contre la Russie, jusqu'à la tristement célèbre Berezina. L'époque de Napoléon a marqué l'apogée de l'Histoire de France, et pourtant n'est rien dans nos livres d'histoire à cause uniquement de cette bérézina, La Bérézina, la plus grande défaite militaire de tout les temps, six centaines de milliers d'hommes réduits à 20 000... L'épisode le plus tragique de l'histoire de France, signant la fin brutale de son apogée.Et si. On ne refait pas l'Histoire avec des 'si'. Mais si, si Talleyrand n'avait pas agi à ce moment précis...? Alors l'Angleterre serait francaise comme la France a été anglaise. Et sans doute, l'Europe serait Française et Russe. Et la face du monde en eut été changée.Mais à quoi ressemblerait le monde, si Alexandre le Grand avait vécu? Si Jules César avait vécu? Et dire qu'on dit du nez de Cléopatre que s'il eut été plus petit, la face du monde en eut été changé...Et puis je me relis deux mois plus tard, et comme toujours, je trouve que c'est de la merde... Mais je voulais parler un peu de Napoléon, au fond je l'aime beaucoup (il m'a donné un alibi pour mes insomnies et mon habitude de me coucher tard), et bien dire que Talleyrand est un enculé.
XXXV)Ca fait beaucoup, quand même... 35... 35 chapitres (Ceux qui manquent viendront prochainement)... 35 articles, des heures passées à décrire mon monde, ce que je vis, ceux que je vis, ce pour quoi je vis... A vrai dire, c'est très certainement loin d'être fini, mais... Quand même, je jette un petit regard en arrière, et je suis admiratif sur les écrits que j'ai étalé... Alors, à ceux qui ont tout lu, ou une bonne partie, pensez-vous que vous lisez les écrits d'un type heureux? Question épineuse non? Je pense que je vais vous surprendre, mais à vrai dire, en y regardant bien, je pense que oui... Le père d'une amie avec qui je sortais à l'époque m'avais dit quelque chose comme "plus tard les filles, tu les feras tomber en série". Devant mon étonnement, il avait rajouté "t'as tout pour, intelligent, cultivé, belle gueule, et comme si ca ne suffisait pas, du blé"... Moi, extremement flatté, bien sur... Alors je me dis, en y repensant, oui, comment pourrais-je être malheureux? Pour répondre, je pourrais utiliser la citation de Pascal écrite plus haut, "un roi sans divertissement est un homme plein de misères", certes, je confirme, rien n'est plus vrai, mais... En tout cas, je ne suis pas malheureux, et effectivement, j'ai beaucoup pour moi, certainement plus que je ne mérite, et je trouve encore à me lamenter, sans arrêt... Examiner la passé, les relations, les sentiments, jouir des plaisirs de la vie et rire, de la bêtise humaine comme du reste, tout cela me plait beaucoup, et j'y trouve paradoxalement de la peine, cette impression de ne pas percevoir quel est le vrai bonheur, et au jour le jour, il suffit de me lire, je dois avoir l'air au fond du trou... Mais en regardant en arrière, chaque année, je me dis que celle qui vient de passer était la plus belle de mes jeunes années... Paradoxe ! Mes années de 4ème-3ème m'ont un temps parues superbes, l'émergence de cette éspèce de débilité scolaire, la découverte de d'autres mondes, les soirées, les modes, la musique, etc... Puis ma 2nde, la prise de conscience, si on peut dire, de la futilité de ces choses là, justement, et le temps de l'appréciation, et l'apprentissage de la capacité à apprécier : ma redécouverte, ou plutot ma vraie découverte des plaisirs musicaux, de la lecture, des arts, de l'art d'observer, un art qui se perd, et qui est allé de pair avec mes débuts de description de mon monde, autrement dit, le début de mes écrits. Et enfin, cette année de première... Dans une interview pré-formatée, prête à macher, typer Fogiel-Ardisson, on pourrait dire l'année de la maturité, peut-être, ca s'en rapprocherait... Cette année, dont j'ai l'impression de n'avoir pas assez profité, mais que je ne regrette vraiment pas... Au final une année qui n'a pas vraiment marqué un dévelloppement de ma personne, j'ai l'impression, sinon que je crois avoir appris à être plus sur de moi... Cette année, que j'ai peur de voir s'envoler l'année prochaine, que j'aimerais revivre l'année prochaine et que je ne veux pas perdre... Cette année, dont les moments les plus agréables ont sans doute été ceux que j'ai passé avec les quelques uns sans qui je ne serais pas exactement le même, certainement moins intéressant, ceux dont je ne parle presque jamais dans mes 800 lignes, mais avec qui j'ai vécu et qui ont en quelque sorte été garants de me mon envie de me lever chaque matin pour avoir ce plaisir de les revoir. Ca fait fleur bleue-eau de rose, de dire à ses amis qu'on les aime, on voit ca partout ici, mais en même temps je ne le fais jamais, alors qu'ils le méritent amplement, même s'ils ne font pas exprès, surtout s'ils ne le font pas exprès. Parce que paradoxalement, je sais qu'aucun d'entre eux n'a lu tout ce que j'ai écrit. Et je n'éprouve même pas le besoin de montrer que j'ai des amis avec qui j'ai des moments géniaux, parce que je le sais, et ca me suffit, je ne désire pas spécialement que d'autres le sache, si ce n'est eux, qu'ils sachent que je les trouve géniaux et que je ne les échangerais pas contre tout l'or du monde. Les amis se comptent sur les doigts de la main, et ici, mes doigts s'appellent TL, YS, OD et JM, c'est principalement à eux, et à d'autres bien sur, mais tout particulièrement à eux, que je dois d'avoir vraiment aimé cette année, et à me dire, alors que je suis sur mon lit en train de ne rien branler à Ibiza, que je veux rentrer à Paris, pour m'allonger chez moi sur mon canapé face à YS dans l'autre canapé, autour de sushis en attendant OD et AD, ou encore rentrer pour aller insulter TL qui conduit mal son putain de scoot alors que je suis justement sur le siège arrière, rentrer pour aller à un concert sauce électro, comme on aime, à attendre devant pour appeller l'un ou l'autre et lui dire de se bouger, connard, on a les places mais ca va bientot commencer, rentrer pour se préparer à aller à Nimes rebander pendant 2 heures devant les deux robots, et finalement annuler et se dire que merde on aurait mieux fait d'y aller, rentrer pour entendre l'autre abruti qui appelle à deux heures du mat, malo je suis en bas de chez toi je peux monter? et finir à 10 heures du matin dans mon salon, chacun sur son canapé après avoir parlé de tout comme de rien, de filles (ou de mecs avec les filles), de cours, de musiques, de livres, de soirées, de rêves, d'utopies, de politique, de futur qu'on veut changer, mais qu'on n'échangerais pour rien, de choses banales mais au final, inestimables, ou bien parler de lits, de factures de téléphone, de champagnes et de vins, de tout comme rien...! Au final, si le bonheur c'était ca... Quoi ca? Bah ca... Ne plus arriver à s'exprimer pour dire que c'était génial, ne pas vouloir que ca change, avoir peur que ca change, avoir peur du futur, ne pas vouloir grandir, ma fibre Peter Pan... Ne pas avoir peur du bonheur, ca n'est qu'un bon moment à passer, disait l'autre...
XXXVI-bis)Aujourd'hui est un grand jour, aujourd'hui est un jour spécial ! Enfin hier plutôt, vu l'heure, et pour moi, peut-être pas pour vous. Aujourd'hui, 6 septembre, j'ai eu mes premiers cours en tant qu'élève de terminale... Enfin débarassé de ces putains de chiffres à la cons traînés depuis 6 ans. Deux lettres à la place, TS... Et 6 ans, plus 5 ans de primaire, plus 3 ans de maternelle... 14 ans que je trime pour arriver ici. Ca fera 15 ans à la fin de ma terminale. Ensuite le bac, et avec un peu de chance, une école, et après on verra. Il y a fort à parier qu'à 25 ans, j'y serais encore, en cours... Cela dit, j'ai peu de chances de vivre au dessus des 100 ans... J'aurais passé le quart de ma vie dans des classes... Et le pire c'est que je me demande à quoi ca va bien servir. A réussir ma vie, me construire un patrimoine, une famille, et je vous rajoute une couche de niaiseries ou ca vous suffit? Cherchez pas, là encore je me demande si la vie a un sens, mais il est un peu trop tard pour ces conneries, demain, il y a cours !!! Youpi...
XXXVII)Je pensais à toi en ce moment. A vrai dire ca fait assez longtemps que je pense souvent à toi. A vrai dire tu es certainement une des personnes vers lesquelles voguent le plus souvent mes pensées. Ce qui m'as souvent étonné, c'est que pour autant que je m'en souvienne, je ne t'ai jamais croisée dans mes rêves, alors que j'ai croisé un bon nombre de gens que je connaissais dont une majorité pour qui je n'ai jamais eu de considération... Mais toi jamais. Je ne sais pas pourquoi je t'écris ca. J'avais commencé ce texte en texto, je voulais te l'envoyer, mais il parait que c'est indécent d'envoyer en une seconde pour 10 euros de texto, mais il parait que c'est indécent de montrer ses sentiments. Ca, je m'en fous. De toute façon, tu risques de ne jamais lire ca, c'est dommage... Je ne sais pas pourquoi je t'écris ca, parce que je pensais à toi, alors que je me sens mal. Et aussi parce qu'il me faut écrire, et que j'en ai marre des sujets glauques, car, quoique je suis certainement loin d'en avoir fait le tour complet, j'ai l'impression de me répeter. Mais aussi parce que je voulais leur parler, à eux bande de cons aveugles, sachez-le, de toi, de ta belle âme, de ton bel esprit, de ton beau visage, de toi. Toi que je connais finalement si peu, avec nos 20 bornes de distance, mais qui du peu que j'en connaisse m'a toujours émerveillé. Toi... Toi dont je ne sais que tellement peu parler, de peur de ne pas bien y arriver, de me tromper. Toi, qu'au final j'idéalise sans doute, qui n'est certainement qu'une personne normale en fin de compte, mais dont le peu qui m'a été dévoilé me fascine et dont la mémoire laboure mes pensées sans aucune pause. Mais après tout, qu'est-ce que tu en sais toi, toi qui me connais à peine, tu dois me prendre pour un stupide adolescent qui fait comme il est d'usage à son âge, alcool, fatigue, fainéantise, mode, frime et grande gueule... Dure vie, qui ne nous pardonne aucun écart, aucun cliché. Combien de fois j'aurais souhaité avoir parlé moins vite, avoir pu me retracter. Le souhait d'avoir l'air moins débile. Je pense que je le suis, intelligent, du moins je l'espere. Mais je crois que les gens ne peuvent que me voir comme un abruti... Je crois que par nature, j'ai toujours eu l'air con. Et puis... Et puis si tu me lisais maintenant, tu me prendrais à coup sur pour un taré, d'écrire comme ca, de t'écrire aux yeux de tous que je pense régulièrement à toi, alors que la réciproque est sans doute fausse, de te dire tout cela, alors que je ne suis nullement en train de te rédiger une déclaration d'amour... Seulement d'amitié, de fascination, je ne sais pas... Et en somme tu aurais raison... Je n'ai jamais eu l'air con. Je l'ai toujours été.
XXXVII)Je me suis souvent demandé pourquoi... Pourquoi j'écris? A vrai dire c'est pas tellement une passion l'écriture, j'ai commencé il y a à peine un an... Je me suis souvent demandé, et je ne sais pas je pense que c'est comme un échappatoire... Je sais pas trop, mais j'ai eu cette idée récemment, si inconsciemment, je voulais transmettre mon mal-être... Je ne sais plus qui disait "le tout, ca n'est pas seulement d'être heureux, encore faut-il que les autres soient malheureux...". Il y avait aussi "le bonheur consiste en la contemplation du malheur des autres". En fait peut-être que j'écris pour la simple et bonne raison de vous mettre dans ma merde et m'en sortir... Hahaha !!!
XXXIX)J'ai envie de m'entretenir de la magnificence de la religion... Je préfère prévenir que, si je ne tiens pas les religions en estime, je respecte cependant les choix de chacun et ne tiendrais jamais des propos discriminatoires concernant les religions (ni quoi que ce soit d'autre d'ailleurs), simplement au nom de la liberté... Marx disait des religions qu'elles sont l'opium du peuple... Selon moi il a à la fois raison et tort... Comment dire, au niveau d'un particulier, j'en ai vu qui trouvent leur salut dans les croyances, et c'est tant mieux, c'est un soutien moral inestimable pour certains : moi-même, athé à 200%, après le décès de ma grand-mère, j'ai souhaité qu'il y ait une vie après la vie, une sorte de lieu de vilégiature agréable... Mais les religions, ca n'est pas l'opium du peuple, pas seulement... Les religions, la religion est un des plus formidables instruments de pouvoir... Les religions ont engendré des guerres interminables, sanglantes, horribles et sans objet, des croisades aux guerres saintes, jusqu'à la guerre israelo-palestinienne de nos jours. Combien de chasses aux sorcières, aux païens, aux chrétiens, aux juifs, aux protestants, aux musulmans, et j'en passe... L'Eglise catholique n'est pas un opium, c'est aussi un chloroforme paralysant : elle a engendré un ère de ténêbres et d'obscurantisme de mille ans, niant les découvertes scientifiques et bloquant le progrès, pensez à Galilée ou à Ambroise Paré. Elle qui a réussi à rappeler à ses contemporains Moyen-ageux que la Terre était plate alors que dès l'Antiquité, preuve avait été faite de sa rondeur, et qui s'est aussi obstinée à dire que la Terre était le centre de l'Univers et que tout tournait autour d'elle, alors que... alors que non ! Et puis, quand Philippe le Bel faisait assassiner les Templiers sous le regard insouciant de la Papauté, que doit-on penser? Est-ce que le tout-puissant planqué derrière ses nuages cautionne le génocide à des fins financières? Quand des encagoulés américains avec des croix en pendentifs brûlaient des noirs au nom du Seigneur, que penser? Le saviez-vous : lors d'un concile vers 200 ou 500 après Jésus, il a été décidé que pour devenir chrétien, il ne serait pas nécéssaire d'être d'abord juif... Raison officielle : la religion chrétienne se veut universelle et ouverte à tous... Raison officieuse mais bien plus réaliste selon moi : réfléchissez, quel aurait été l'avenir de l'Eglise s'il fallait d'abord être juif pour être chrétien? Simplement aucun avenir... La religion ne ressemble vu comme ca qu'à une enseigne publicitaire... Achetez Mir vaisselle, devenez chrétien... A propos d'argent, je trouve tout à fait normal que pour expier ses fautes, il fallait à une époque tout simplement payer l'Eglise... Si, si, c'est Dieu qui veut sa nouvelle Rolls... Pourtant rien de tout ca n'est écrit dans la Bible, il n'y a écrit dans la Bible rien d'autre que "Carpe diem tout en étant cool avec ton prochain"... Et puis que dire de la religion musulmane qui a persecuté les femmes pendant toute son histoire... Pourtant ca non plus, ca n'était pas dans le Coran qui au final dit la même chose que la Bible... Il n'y a pas non plus écrit qu'il faut assassiner son voisin israelien innocent de la folie de ses dirigeants, cela au nom de l'Islam (enfin je dis ca, mais la réciproque est vraie aussi hein...)... Un petit problème de traduction d'une version à l'autre du livre, certainement, parce que dans l'original, ils pronaient plus le devoir de charité plutôt que le devoir de battre sa femme ou de couper la main au nécéssiteux qui se trouve dans l'obligation de voler pour survivre... Plus proche de nous, une religion qui enseigne de ne pas utiliser de téléphone tels jours, à la rigueur, ok (quoique je vois mal comment cela pouvait-être écrit dans la Torah), mais de ne pas aller en cours certains jours (je pense surtout au judaïsme qui compte pas mal de jours fériés), au nom de notre ami haut-perché, c'est d'une profonde stupidité, je me trompe? Cela dit, l'Eglise catholique, a elle aussi élevé ses enseignements en dogmes dictoriaux, même un rocher ou le Pape n'est pas un bon catholique... Jesus, j'en suis persuadé, n'a jamais pensé une seconde qu'il deviendrait l'homme le plus connu de l'humanité et le héros du plus gros best-seller que cette dernière ait vu jusqu'à présent... A mes yeux, pour peu qu'il ait réellement existé, c'était un genre de marchand ambulant ou quelque chose d'approchant avec son assistant, puis a mesure que l'affaire grandissait, avec ses 12 assistants... L'un ou plusieurs d'entre eux, mes excuses je ne m'y connais que peu en la matière, a raconté son histoire dans un livre, livre dont l'original et la version actuelle sont certainement sans aucun rapports, un original qui fut certainement d'abord écrit, puis réécrit, travaillé, modifié, retravaillé, changé, nettoyé, retravaillé et encore réécrit un nombre incalculable de fois à la convenance des papes, des cardinaux, et autres sans scrupules pour donner la Bible d'aujourd'hui... Alors même si elles ont émancipé énormément les arts et les écrits (tiens je remarque que j'ai oublié de parler de la censure dans la religion, mais est-ce que j'en ai réellement besoin? Pensez au testaments apocryphes, hin hin...), les religions ne sont en somme pour moi qu'un gigantesque mensonge manipulateur, une manière pour l'homme de résoudre les problèmes qu'il ne pouvait domestiquer, auxquels la science ne pouvait pas encore apporter de solution, un poison pour l'humain et une leçon à retenir pour l'avenir de l'humanité, parce que dorénavant, je pense qu'elles n'appartiennent guère plus qu'au passé... Lisez la nouvelle (de deux pages, vous devriez y arriver) d'Isaac Asimov nommée "Au prix du papyrus", je la trouve géniale. "La religion est un mal nécéssaire" disait aussi Marx... On dira ce qu'on veut, mais un mal qui a fait tant de morts (au nom de la paix et de l'amour quand même...), qui a tant retardé le progrès, technologique comme humain, et tant menti, je ne suis pas sur qu'on peut dire qu'il ait été nécéssaire, utile peut-être, dans l'encadrement qu'elle a eu sur les hommes, mais en matière de doctrines pour le bonheur (parce qu'au fond, c'est je pense le but premier des religions et de ceux qui y ahdèrent), la philosophie, l'art, le sport et la politique font déjà largement l'affaire à mon goût...
XLI)-Je peux te parler?-...-Je me sens mal...-...Je sais pas ce qu'il m'arrive, je suis fatigué, anxieux, froid et monstrueux en ce moment... Je me soucie pour mon avenir, j'en vois aucun et ca me met dans un état sans précédent, je sais pas ou je vais, je sais pas comment ni quand j'y serais, je sais pas ce que je dois faire, ou je dois regarder, je sais pas qui je suis ni à quoi je sers... L'archétype de l'homme moderne, occupé, extenué, exaspéré, méprisant et conciliant, perdu, perdu, perdu... Perdu dans un monde qu'il n'aime pas, qui ne le concerne pas, qui le regarde dans les yeux mais que lui ne veut pas voir, ennemi et prisonier du systeme social comme de la pensée humaine limité par son cerveau et ses yeux... Celui qui se demande s'il est spécial, s'il est un homme, s'il est homme, ce que c'est qu'être homme... Aucun réconfort dans la philosophie, dans les livres, dans les amis, dans les proches, dans l'art, dans la musique, dans le sport, dans le travail... Pas de passion... Ma passion c'est dormir... Les yeux ternes, éveillé, mais jamais réveillé, cynique, sarcastique, réaliste, acerbe et méchant, tranchant, la guillotine des opinions et des idiots, je suis... Je ne suis rien... Je me fatigue... Vous me fatiguez... Allez vous faire fatiguer...
XLII)C'est bien comme ca qu'on écrit 42 j'espère... J'ai froid, je suis en pyjama, et à tout dire, en ce moment, je vis ma vie au ralenti... Musique, amis, amour, futur, plus grand chose ne me préoccupe... J'ai envie d'être à Ibiza et ne rien branler sur un transat sur du sable sur une plage sur cette ile sur la mer... J'ai envie d'un bon bain brulant... A vrai dire je m'en branle, je serais alcoolique, maître du monde, designer, camé ou monteur... Je m'occuperais de selection musicales de lieux branchés créés par moi, je crois que ca serait ca mon taff si j'avais le choix... Parler avec les gens m'emmerde, ils ne m'apportent rien et moi non plus... J'ai plus trop envie de lire en ce moment... J'ai envie de faire du surf, et puis j'aimerais bien accessoirement être beau et musclé... Enroulé dans une couette en cachemire dans un appart surchauffé au ski avec elle, rentrant de la descente la plus belle au monde sur mon snowboard... Vraiment, un jour j'inventerais des sapes de ski ou on a pas l'air con une fois dedans... Ou une neige qui donne pas froid, c'est pas mal comme idée ca non? Au gout d'alcool ! Non c'est vulgaire... J'ai un dst de maths dans deux jours et quelques autres après, j'ai une quinzaine d'heures d'absences à justifier (passées dans mon lit ou mon bain), et je suis en train de vous écrire cette lettre (d'ailleurs faut que je retrouve Lettre a Elise, la version que j'ai est nulle...) alors que sérieusement, ni vous, ni moi n'en ayons avons (choisissez, moi les règles françaises me font chier en ce moment, je perds mon anglais et aussi mon français misère !) rien à carrer... En plus, je suis en pyjama, merde quand même ! Par contre j'ai froid au pied, des chaussons Costes c'est beau, mais ca tient vraiment putain de pas chaud (cacao)...
XLIII)"Armée en vol par Parsons et Jeppson, la bombe fut larguée à 8h15 sur Hiroshima. À 8 h 16 mn 2 s (heure locale), après 43 secondes de chute libre, elle explosa à 580 mètres au dessus la ville occasionant près de 250 000 victimes. Enola Gay s'était déjà éloigné après avoir effectué un virage serré de 155°. Les membres de l'équipage, protégés par des lunettes, purent assister à l'explosion et rentrèrent à Tinian où ils furent décorés pour leur mission." (Tiré de wikipedia) J'adore le cynisme américain. Ces types tuent 250 000 personnes et sont décorés. Je me dis parfois qu'il y a un truc qui déconne sur notre planète. J'avais lu ca il y a bien longtemps : "Tue une personne, tu es un meurtrier. Tue en 10, tu es un tueur en série. Tue en 1000 et tu seras un heros." C'est horrible non? Le plus effrayant c'est que c'est pas loin d'être vrai. Alexandre le Grand était un boucher. Il a sans aucun doute fait plus de morts (à une époque ou les populations étaient bien moindres) que la guerre d'Algérie, pourtant cette dernière reste dans les esprits comme un amas de cadavres et d'horreurs, tandis qu'Alexandre le Grand rappelle plutôt la première grande figure historique. C'est étrange, mais il semblerait que pour une guerre devienne moins horrible qu'elle ne l'est en réalité, il faut deux choses : une cause tout d'abord, on ne fait pas une guerre pour le plaisir dirait-on, bien qu'en fait chaque guerre est le résultat de manipulations et d'interêts très particuliers de dirigeants, pour faire court. Et un leader, une figure... Alexandre, Cesar, Jeanne d'Arc, Napoleon, De Gaulle, pour ne parler que des figures proches de la France... On me dira que la seconde guerre mondiale reste dans les esprits comme un épisode des plus horribles de l'humanité, je répondrais que c'est faux selon moi. Ce qui me vient d'horrible à l'esprit quand on évoque cette période, c'est les amas de morts dans les camps de concentration, les rafles et le côté "lotterie de la mort", le hasard ou l'humeur d'un homme pouvant changer le destin de pleins d'autres... Ce qui ne me vient en revanche pas à l'esprit, dans le domaine horrible, c'est les soldats dans la boue, sous les bombes, etc... Les charniers des camps ne font pas exactement partie de la guerre elle-même. Remarquez que en revanche, pour la 1ère guerre mondiale, ce qui reste à l'esprit, ce sont les barbus dans les tranchées dans d'horribles conditions de vie, etc... Il n'y avait pas de leader... Cesar a très vite compris que l'histoire et son objectivité étaient écrits par les vainqueurs, et il a on ne peut plus raison, parce que quand on pense à "soldat de la seconde guerre mondiale", on ne pense pas à l'horreur, mais à la gloire : on pense aux débarquements, des hommes qui courent sur les plages, armés, on ne pense pas aux morts (le débarquement a à proprement parlé duré un mois, quand même), on pense à la division Leclerc qui reprend Paris et qui défile, sans penser aux combats qui ont précédés ou suivis, on pense à la France résistante, etc... Parenthèse : France dont les rangs de résistants ont d'ailleurs énormément augmentés à la veille de Juin 44, étrange non? Il faut quand même savoir plusieurs choses : pas mal d'Italiens de la zone française occupée par l'Italie se sont bien mieux comportés pendant la guerre qu'un bon nombre de francais, mais ca on l'a oublié (l'Italie fait partie des perdants). Autre anecdote : vous saviez que, avant juin 44, une simulation de débarquement avait été réalisée sur les côtes anglaises? Des Américains débarquant sur les côtes anglaises... Et vous saviez qu'ils ont quand même réussis à faire des morts? Environ 100 000 si mes souvenirs sont bons, dans leurs propres rangs, ils sont forts non? (Véridique). Fin de la parenthèse. En fait, je relis la première phrase de mon paragraphe, et je me rends compte que personne ne se souvient réellement des deux bombes. Un tiers de million de personnes tués en deux secondes... En fait, je me suis souvent demandé si la vie avait un prix... Si elle a un prix, je ne sais pas, elle a en tout cas une valeur, c'est bête mais c'est celle qu'on lui donne, on a bien plus parlé de la mort de JFK que de ces 350 000 victimes... (Cela dit, j'adore JFK, d'ailleurs, j'en parlerais un de ces jours je pense, avec Fidel et le Che...)
XLIV)Papa tu m'offres ce diner? Papa tu m'offres un manteau? Papa tu m'offres des platines? Papa tu m'offres de l'alcool? Papa tu m'offres un scoot? Papa tu m'offres une soirée? Papa tu m'offres un appart? Papa tu m'offres de la coke? Papa tu m'offres une pute? Papa tu m'offres de l'héro? Papa tu m'offres un flingue? Papa, pour Noël, tu veux pas me faire un beau cadeau? Offre moi une vie... Quelques nouveaux litres de sang pour refaire les mêmes conneries. Repeindre le mur. Insane.
XLV)Je vous emmerde. Je n'ai de compte à rendre à personne, et franchement, tout ce bordel commence à sérieusement me souler. Vous êtes tous trop faciles, à comprendre, à gerer, à manipuler, à railler, à blesser. Rien ne vous fait plus peur que la vérité. Mais moi je suis gentil. Franchement quand je me reconsidère, je me trouve très très gentil. Bien trop tendre. Bien trop tolérant, bien trop patient. Parce que si j'étais franc, mais vraiment franc, beaucoup souffriraient. Et franchement, moi j'en rirais. Le seul problème c'est qu'il faut se construire un réseau, "pour plus tard" comme disent les vieux... Alors je reste gentil. Je tire pas dans le tas. Le seul qui pourrait echapper à ma vindicte si je pétais un plomb, ce serait mon père. Mais les autres... Ah putain les autres... Je me ferais pour la plupart un plaisir de faire couler le sang sur les dalles, imploser les cercles, bruler les relations et exploser les couples, fondre les masques et incendier les relations, abattre les faux-semblants en faisant jaillir les non-dits, tout cela dans le chaos le plus inesthetique, mais le plus proche du naturel qui soit, le retour à l'état sauvage, pas celui de Diderot et Rousseau, mais le mien, la simplicité à l'état pur des gens qui se mettent sur la gueule pour des conneries. Les plus connes des conneries. Mais les plus durs des coups. Avec la plus grande des convictions qu'ils sont dans leur bon droit. Et moi je contemplerais dans l'euphorie la destruction d'un monde que j'abhorre et qui me le rend bien. Avant de tirer ma révérance en me tappant une barre. Quoi qu'est-ce qu'il m'arrive? Si j'ai un problème pour écrire ca? Ouais j'ai un problème, le même que celui de l'humanité : l'homme. J'en ai juste ras-le-bol de la mauvaise foi, du foutage de gueule ambiant, de cet air malsain qui sort de vos poumons. Rien n'est gratuit, tout est motivé, tout est interessé. L'honneur, le sexe, l'argent, le pouvoir, ou parfois même la peur. Si je te fais rentrer, tu me suces? Je te file son numéro si tu m'appelles "monseigneur" pendant 1 mois ok? S'il en entend parler je balance tu-sais-quoi à tu-sais-qui, et en cadeau bonus je t'explose la machoire, compris? Ouais ouais "bf" comme tu dis, allez garde la pêche... C'est vraiment trop facile. Tous faibles.
XLVI)"-Mr M*********? -Oui, c'est la douane? -Non, pas du tout, service de police de la ville de Paris, nous avons quelques questions. -Oui? -Vous revenez de vacances? Ou etiez-vous? -Au Laos. -Votre fils, François, est bien resté à Paris? -Qu'est ce qui s'est passé !? -Eh bien... Votre femme de ménage l'a retrouvé allongé sur son lit, les bras le long du corps et le sourire aux lèvres, pas de traces de violence, aucune blessure, aucun traumatisme, aucune crise, comme s'il était mort de vieillesse, doucement... Oh et il avait une pièce dans la bouche... -Le Styx..." Suicide. J'aime bien ce mot. Je le trouve beau. Pas ce qu'il représente, etc, non juste le mot lui-même, je le trouve très... musical on pourait dire, doux. Il glisse sur la langue. Voila... Maintenant vous savez. Ce qu'il faut c'est du courage, pour laisser les autres se démmerder sans vous et vous pleurer, les laisser dans toutes ces questions qui n'auront jamais de réponses, dans tout ces regrets et ces remords, et de la lâcheté, pour fuir tout ce bordel, sans rien assumer. Bah voila... Je me fais chier, et c'est le fait de me dire que ce serait dégueulasse et que personne autour de moi ne le mérite qui me fait penser que ca vaut vraiment pas le coup... Et l'espoir que demain sera effectivement un autre jour, même si demain est toujours le même, et parfois même que demain est pire... Et peut-être que de pire en pire, une fois au fond, qu'est-ce qu'on peut faire. Après tout c'est peut-être que de la volonté. J'en ai toujours manqué. Lassé. Fatigué. Perdu. Sans famille, sans amis, sans sentiments. Parfois j'hésite. Parait que c'est jouissif, de tuer. Je sais pas... A essayer... Mais... Moi? Ou vous? Tout cela n'a aucun sens. La vie n'a aucun sens.
XLVII)Tu te fous sur ton lit. En peignoir. Puis tu allumes la musique. A fond. Tu t'éclates les tympans, le plafond tourne, tourne, c'est dingue, ton lit se retourne et toi tu t'accroches aux draps. Tu décolles, tu comprends plus rien, tu vois des images passer tu dis bonjour à des gens, tu vois des lumieres, des lieux, c'est l'hallu complet, t'as mal aux oreiles, mais toi tu montes encore le son, t'en peux plus, plus fort, encore, sans limite, le synthé est dans ton tympan, les basses sont derrières, et toi tu planes, t'es comme un corps désarticulé balancé comme un déchet sur les remparts d'une antique cité, tu traverses les murs, les gens, les époques, les pensées, les courants et l'enfer rouge et sang. Et puis c'est un choc. T'es en peignoir sur ton lit, la musique hurle dans tes oreilles et t'en veux encore. Le téléphone sonne. T'as les yeux grands ouverts, tu contemples le plafond, blanc, immaculé, mais toi tu ne le vois pas, le plafond. Tu vois une immense étendue noire parsemée de milliards de milliards de minuscules points bancs, mais quelque part si immenses. Tu avances, lentement, rapidement, vite, très vite, trop vite, et dans ton voyage stellaire completement inconstant d'une seconde à l'autre, tu remarques ce petit point bleu rouge noir et blanc à la fois. Tu te diriges vers lui, de toute facon tu n'as pas le choix, tu n'as aucun contrôle, sauf sur le son de la musique que tu mets encore plus fort. Tu rentres dans le point qui est devenu un immense globe entre-temps, une immense boule de feu glacé, de glace enflammée, et tout devient complexe incomprehensible, il y a des chiffres, des couleurs, des lettres, des échaffaudages, des gens, des toiles, rien n'est vrai tout est factice, et tu va toujours trop vite, un type t'ouvre une porte et tu rentres dans ta chambre. Tu es immobile maintenant. T'as trop bu, il est trop tard, t'es crevé, tu pues la clope et l'alcool, t'es en sueur, t'es dégueulasse et t'as plus de tympans, tu ne sais plus ou t'étais, avec qui t'étais, tu sais même plus si t'y étais et tu t'en branles. Alors pour te remettre, tu te déssapes, tu enfiles ton peignoir. Et te fous sur ton lit. En peignoir. Puis tu allumes la musique. A fond...
XLVIII)Un tennis sur le toit de l'arc de Triomphe. Aller sur la Lune pour écrire "je t'aime ma chérie" et lui en ramener un morceau. Fermer les Champs de la Défense au Louvre, dj sur l'arc de Triomphe, lumières et enceintes sur tout les immeubles, feux d'artifices sur tout les toits de Paris, le phare de la Tour Eiffel en stromboscope géant, et que le monde entier hurle quand part Stardust, et que tremblent les sols de Paris. La même sur Central Park. Soirée mousse à l'Elysée. Soirée mousse à la Maison Blanche. Soirée mousse au Kremlin. Soirée mousse à Windsor. Aller peindre un mur du Louvre, pour laisser moi aussi mon oeuvre aux générations à venir. Une boite de nuit en apesanteur. Un paintball à 500 dans le métro parisien. Un squash sur le mur des Lamentations. Braquer la Joconde vendredi soir, puis la rendre lundi matin. Un satellite miroir qui ferait spotlight géant pour la Terre entière grâce au Soleil. Transformer les pavés de la place de l'Etoile en vinyl, et faire tourner le vinyl, et faire jouer le vinyl... Jouer...
LII)Apologie du rêve. J'adore les trucs cons, avec ce côté inprevisible, completement déjanté, comme si on laissait l'inconscient parler, se dechainer. T'es allongé sur ton lit, tranquille, les pieds sous la couette. Tu tournes la clé du scoot que tu n'as pas, elle se serre contre ton dos et tu demarres, 100, 200, 300... Tu fais le tour de la ville, puis vous vous arrrêtez dans ce restaurant à la vue sublime, quel est son nom deja, quelle importance, puis vous remontez sur mon scoot, et vous faites le tour de la ville a nouveau parce que vous etes les rois de la ville, au niveau, garde la pêche t'arrive sous ton pont, ici c'est ta zone et tu pèses, tout le monde te check, tout le monde te pompe, on te regarde, puis on la regarde. Qu'est ce qu'elle est belle, tellement naturelle, pas ce côté trash-maquillage-poubelle. C'est ta meuf. Non c'est ma chérie. Ici t'es le roi, tu parles on bois. Mais les paillettes c'est nocif, vous ressortez, très vifs vous partez, un peu d'herbe, 5000 tonnes de métal devant toi, Napo six pieds sous terre un peu plus loin derrière, au dessus des étoiles, et dans ton bras, ton étoile. La vue est belle. Tu la connais celle la chérie? Tu veux la voir? Allez suis moi on y va. C'est beau, c'est glacé, des étendus d'eau congelée à - 132, vous patinez sur la glace et traversez des grottes de glace, des palais aux milles stalactites. Mais le temps presse, il est déjà une heure et demie, viens chérie on va voir la belle rouge la bas. C'est chaud, c'est liquide et torrentiel, la lave coule à flot, vous sortez les surfs et vous enchaînez les vagues avec aisance et nonchalance. Celle ca mon chéri, on y va? De la pierre partout à perte de vue, des montagnes et vous arrivez juste à temps pour le coucher d'astre, du bleu mélé à du violet, l'air est lourd mais l'atmosphère légere, et assis derrière les rochers vous contemplez, et elle t'embrasse. Celle-la, la belle bleue. Oui celle-la. Des océans déchainés, des vents qui hurlent et des fracas de vagues, fracas de la foudre et rugissements de la pluie, la magie de la vie sous les mers, vous n'en croyez pas vos yeux. Regarde, celle-ci scintille. Allons-y. Un immense palais de marbres et cristaux, des statues de grandes créatures étranges et à la fois familières, en pleine lecture, parsèment les majestueux couloirs, jusqu'à une salle de bal immense et vide, et pourtant, des notes pures volent dans l'air, c'est du piano, et vous dansez, vous dansez, vous dansez, tandis que doucement et silencieusement, la coupole s'ouvre au dessus de vos têtes dans la nuit étoilée si étrange de cette autre contrée. Il faut rentrer. Une dernière, la petite verte là, s'il te plaît. Il fait jour et ils sont tout petits, jaunes, petites boules de poils toutes mignonnes, ils vous regardent avec leurs minuscules yeux, des étendues d'herbes où ils se roulent par milliers, ils vous suivent pendant que vous marchez, discutez, courez, chantez. Vous vous allongez, sur l'herbe. Chéri il est tard, il faut rentrer. Quelle heure? Il est 9 heures, et vous avez passé la nuit à voyager parmi les étoiles, et vous m'avez caché le reste de vos rêves, à travers les époques et les gens, parce que je ne suis sans doute pas assez clairvoyant. Et moi je remonte le champ du dieu de la guerre, celui la même qui a donné son nom à cette planète, peut-être l'avez vous aussi visitée... Et je vous croise sur mon chemin, vous deux, beaux amoureux. Je vous salue, vous me saluez, je vous envie, mais vous vous en foutez. Et comme deversant un tapis rouge avant le passage d'une star, les veines béantes je marche, vers un tombeau majestueux de granit qui comme tout le reste ne m'appartient pas, qui comme tout le reste ne m'est pas reservé.
LIII)A quoi ca sert... Je suis en philo et je fatigue... Le fondement des connaissances... Génial... Kant, Spinoza, Descartes, Nietzsche des noms lachés dans l'air comme des réponses à tout, comme de grands absolus qui veulent tout dire, qui savent tout... Ces types sont tellement forts que, quelques centaines d'années plus tard, ils pensent encore pour nous, tandis que nous ne faisons que reciter, parce que penser, reflechir, c'est dur, c'est douloureux, et c'est ennuyeux. Pourquoi tu rates constemment tes dst de maths? La faute à Freud, ca doit être ma haine inconsciente envers le prof, mon surmoi trop important tu comprends, en revanche pour mes notes d'histoire, c'est Nietzsche qui m'inspire, les autres sont des faibles et pas moi... Foutage de gueule... J'ai mal au ventre. Ah ca c'est Spinoza. Quoi? Non rien j'ai jamais lu mais je voulais faire genre. Ah ok je vois merci... Putain mais qu'est ce que je fous la...? J'en ai rien à foutre des méditations de Descartes vue par une connasse obèse binoclarde attardée, j'en ai envie de vomir, j'ai envie de me lever, prendre mon sac, mon manteau, mon echarpe, et me casser bordel, juste l'entendre me dire "qu'est-ce que vous faîtes?" quand je passe devant elle en lui faisant un doigt sans pour autant regarder autre chose que la porte, la porte, la porte, la dech, l'aventure, les rencontres, la neige... Il avait raison, c'est un beau rêve l'alaska... La solitude, le froid, le silence... Juste pas finir empoisonné... Je les vois, ils ont 70 ans et tremblent en tenant un cd, ils ont 30 ans et le flingue sur la tampe, qu'est-ce que ca donne envie putain et moi j'ai le cerveau défoncé par Frusciante et je me dis que la vie est belle, comme si on lui avait donné le choix à elle de toute facon... J'ai envie de sortir sur les champs et de m'allonger au milieu voir si ca interesse quelqu'un, d'aller montrer mon cul devant le palais de l'elysée voir si qui que ce soit a quelque chose à foutre de n'importe quoi mais putain voir si il y en a au moins un qui a pas cette putain de moustiquaire morbide derriere les yeux et de la mort aux rats dans la voix. Fais pas genre t'es quelqu'un t'es que dalle, ta vie de merde n'interesse personne, au mieux t'es juste une variable dans les comptes de la société générale ou de l'état, t'es celui sur le dos de qui on va pomper les 7 milliards que perdent les gros poissons en putes, champagnes, bourbons, orgies et tueurs à gages, celui sur lequel on va pomper les 20 milliards de la sécu, ceux avec lesquels on paye des croisières, celui à qui on fait payer 8 fois son prix pour des conneries, qui paye avec le sourire, et qui se dit qui se sent vivre parce qu'il possède, j'existe donc j'achete non.. J'achete donc je suis, je vois donc je vis, je crois donc je pense, j'aime donc je suis. Allez ta gueule.
LIV)L'enfer. Quel enfer. La porte à côté, tout proche, quelle infime démarque entre le royaume de la joie, et celui de la peine, celui de l'amour et celui de la haine, celui du bonheur, et celui des chaînes... Tout allait bien, il faisait beau, juste beau, tout était bien, ca ne pouvait pas durer... Quelques paroles de trop, et c'est la chute aux enfers, une vingtaine de mots et cinq fois moins de secondes auront suffit pour traverser tout les planchers. "Ce qui est douloureux ce n'est pas la chute, c'est l'atterrissage", quelle taule. Pour traverser les planchers, et plonger, et dans un fracas de poussiere, de rochers, de flammes, et de déchets s'ecraser sur le sol incandescent du royaume des damnés... Quelques notes pures sur un piano, une pensée obsédante, et quelques larmes plus tard, la porte est fermée, rien n'y fait, impossible de repasser. Jadis l'enfer et le paradis étaient mêlés, une seule entité, le royaume des Champs-Elysées, pas de malheur, pas de cris, pas de pleurs, pas de distinctions, sauf pour les héros, mais sinon, c'était la mort dans l'égalité, l'égalité dans la mort, la mort et l'égalité... 5 lettres et 7 notes, j'aurais aimé appeler ce morceau le piano des damnés, mais je préfère ne pas toucher : j'ai tendance à souiller ce qui est parfait...
LX)Le communisme, Marx disait que c'était la fin de l'histoire. Je vais arrêter de vivre... Arrêter de vivre pour moi dans un premier temps, parce que ca marche pas c'est pas marrant, je vais vivre pour les autres tenter de les faire sourire parce qu'eux n'ont pas réussi à me faire sourire... Je vais faire du communisme relationnel, la fin de la vie, après tout, pour des théories à la con il y a encore largement la place... Je donne, enfin je crois, et je ne recois rien, enfin plutot je prend dans la gueule et je souffre et rien ne va mieux, et par périodes je semble aller bien, puis je vais mal... C'est pas parce que je me marre et que j'ai le sourire que je vais bien, la preuve c'est que j'ai toujours trouvé un moyen de me fendre la gueule quand plus rien n'allait... Si je devais me décrire je dirais que je suis un masque, à vous de comprendre, aucun de vous ne me connaît parce que j'ai toujours refusé de montrer quoi que ce soit, après tout c'est plus facile, dès que je m'amuse à parler de ce que je suis, on me dit que je suis une ordure, comme quoi... J'aurais voulu... J'aurais voulu être maître du monde, mais vraiment, entendre les gens dire qu'on avait jamais vu tel écrivain, que personne n'avait été meilleur dj que moi, que je suis sans doute l'esprit le plus compliqué que cette basse terre ait connu, que rien ne me resistait et que tout semblait simple pour moi, que j'aurais été le médicament d'une planete et d'un siecle qui en a sacrément besoin, à une époque ou rien ne va plus et ou plus rien n'a de contrôle, j'aurais aimé écrire une méthode pour ne pas déprimer, tout est dans ma tête (musique, chocolat, lit, pour l'essentiel), j'aurais aimé écrire une méthode pour savoir enseigner, les trucs à faire et ne pas faire pour ne pas détruire des avenirs dans l'oeuf, pour que personne ne connaisse ma frustration de génie potentiel, qui se sent génie, mais qui se sent aussi comme une merde parce que voila, oui mais non, ca marche pas, j'aurais aimé bien d'autre chose, j'aurais aimé faire de la peinture, faire du surf, et surfer sur tout, tout maitriser, tout savoir, être incollable sur tout, tout comprendre et tout assimiler, plaire à tout le monde, j'aurais voulu être dieu en quelque sorte... La flemme... 8 lettres maudites auxquelles je crois devoir toute ma déchéance, tout mes états depressifs, parce que tout simplement, je n'ai pas le courage de me lancer dans quoi que ce soit, pas le courage de finir ce que j'ai commencé, et j'en passe et des meilleurs.... On cherche tous le bonheur et moi je le trouve pas, tout le monde se complait dans sa bassesse, sa condition "oui j'ai eu une promotion maintenant je suis assistant à temps plein, peut-être qu'un jour..." et moi je veux pas ca, mais je me bats pas pour... Alors franchement, vous qui me lisez, si vous avez encore l'âge, si vous n'avez pas encore votre brevet ou votre bac, putain faites pas les cons et bossez, vous n'imaginez pas ce qu'on le regrette une fois que c'est trop tard et qu'en lisant cette quinzaine de nombres sur une feuille appelée bulletin on ne lit pas des nombres mais une phrase très claire et pourtant pas écrite : "nous, vos professeurs, avons déclaré que vous n'êtes pas aptes à reussir..." mais encore ca c'est légitime parce que moi je lis : "eh oui connard, fallait t'y attendre et de toute facon tu le savais, tu as pourri ta vie, maintenant assume, nous, tes notes, nous esperons que tu as apprécié tes années au college et lycée, parce que maintenant ca va être une autre paire de manche : DEMMERDE TOI, point." Et que encore derriere ce demmerde toi, moi à nouveau je lis : "la flemme, de me demmerder"... La flemme la flemme la flemme... Et la lâcheté aussi... Parce que maintenant que je vois tout comme si tout était foutu (ce qui est pas encore nécéssairement le cas, faut croire qu'il y a des gens qui m'aiment, d'autres qui me supportent, et je sais même pas comment ils font, et qui sont là pour me dire qu'il n'y a pas que ca comme avenir, que ceux qui réussissent en cours sont pas forcément ceux qui réussissent dans la vie, que de toute facon je ne peux que reussir (oui il y en a pour me dire ca, dur à croire même pour moi, mais pourtant...), qu'elle m'épousera plus tard (mais pas maintenant, malheureusement, parce que c'est maintenant que j'en aurais besoin, d'un petit brin de folie qui donne envie de vivre), et j'en passe...), eh bien j'ai envie de tout péter et de me casser. Et je pourrais courrir voir ma douce préférée, puis ensuite partir faire le tour du monde, ou le tour des terres plutôt, ou même le tour des mers, ou le tour des drogues, ou le tour des prisons, ou le tour des mondes, ou le tour des horizons qu'en sais-je, mais au final toujours courrir pour échapper à ce je ne sais quoi, ma malediction à moi... Mais j'ai pas le courage... La flemme... Vous savez, j'ai très franchement eu très souvent envie de me suicider, me lever d'un coup de mon lit, courrir, passer à travers la vitre de la fenêtre, passer à travers ou par dessus le balcon, puis courrir discuter dans un mouvement inertiel vertical avec mon ami le goudron du trottoir... Mais je me suis toujours raccroché à UN truc... "Demain est un autre jour" Et demain il fera beau, et demain tout ira mieux. Point. Mais c'est rarement allé en s'améliorant... Et à force d'attendre demain, je vais finir par en avoir plein le cul... Et en attendant demain, j'ai écrit, beaucoup, énormément même, et la plupart du temps je ne l'ai pas soumis à vos yeux, parce que c'était nul, inestethique, et bien souvent trop violent ou trop insignificatif ou trop revelateur ou trop complexe ou trop incomprehensible ou trop dangereux, je veux pas finir dans un asile... J'ai parlé du plaisir qu'il doit y avoir dans le meurtre, de ma vision des relations entre les humains, de ma vision des relations entre les hommes et les femmes, de ma vision de la société contemporaine, de ma vision du concept d'amour et du concept d'amitié et du concept de famille, j'en passe et des meilleurs et franchement si c'est pas sur cette page c'est parce que c'est vraiment vraiment pas reluisant et que beaucoup, tous à vrai dire sauf les psychopathes, hurleraient au scandale, mais au final j'ai tenu plus ou moins mes lignes comme une sorte de journal intime dont la moitié ne le serait pas, intime, et ou au lieu de parler avec moi, je parlais avec vous... Et au final, même si écrire a parfois vraiment été un plaisir, et d'autres fois un vrai moyen de décompresser, de passer ma rage et ma haine et mes larmes ou même mon amour, je n'avance pas réellement, je tourne, je stagne... Alors je me demandais quand j'étais en train d'écrire le début de ce texte comment j'allais vous annoncer (parce que je sais que certains me suivent régulierement et qu'il y aura peut-être des déçus) que je comptais arrêter d'écrire, peut-être définitivement, mais au moins à vous. Je ne sais pas si j'arriverais à m'y tenir, on verra, c'est déjà un petit suicide et peut-être que ca me fera du bien, qui sait... Et je vais deconnecter mon cerveau pour les années à venir, me mettre en mode pause, et m'anesthésier avec ma musique chérie, compromis entre l'horrible silence et l'affreux bruit... Mais je m'endors avec deux dernières interrogations : est-ce que je dois tout envoyer en l'air, ou non? Est-ce que je suis barge? Mais quel interêt...
1 comment:
Intéressant tout çà. Fini pour ce soir, je continue la lecture demain.
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