mercredi 3 septembre 2008

Ca trainait

sur mon téléphone portable...

Moi j'ai qu'une vie et j'aime pas la perdre, c'est comme ça, je suis comme ça. Les gens se prennent la tête pour des putains de conneries, au final ils en sont toujours au même point, où est l'intérêt? Gna gna gna machin machine si tu savais, drogue, couché, quand t'es pas la, dès que t'as le dos tourné, premier soir... "-Mais je sais pas si je l'aime VRAIMENT, genre je l'aime mais je sais pas si je l'aime autant qu'elle m'aime parce que tu vois je sais pas comment dire mais le truc c'est qu'elle est ambiguë tu vois? -ah bah ouais dit comme ça..." C'est étrange, beaucoup de gens me disent que je suis intelligent, que j'irais loin, que je devrais pas me soucier de mon avenir... En attendant, je réussis que ce qui n'a pas d'importance, ce qui ne compte pas... Et je réfléchis trop, je me tortue le cerveau, c'est douloureux, pour le moral, et puis ça fait mal à la tête aussi... Et mon seul moyen de m'endormir le cervelet c'est de me foutre de la musique très très très forte dans les oreilles. Si vous voyez un type dans un concert juste sous les enceintes qui a l'air serein, c'est moi. On me demande souvent comment je fais pour aller seul aux concerts, tout simplement parce que j'y réfléchis plus à rien, je m'anesthésie. Avec de la musique que j'apprécie de préférence... C'est une damnation hein. Pensez-y, seul au fond de votre lit : c'est quoi le sens de la vie. Simplement cette question. Le bonheur, l'ataraxie, ouais mais même ça on s'en lasse. J'ai été heureux, comme l'a dit Musset, puis je m'en suis lassé en deux minutes et je me suis créé des problèmes pour m'occuper, on s'ennuie moins. Le bonheur c'est de ne plus réfléchir, regardez les drogués à quel point ils y tiennent... Moi la musique c'est ma drogue, moi les bouquins c'est ma drogue, moi dormir c'est ma drogue. Entre autres...



Étrange n'est ce pas, ce besoin incessant de parler. Les hommes ne connaissent pas le silence, ils ne l'aiment pas, ils ne savent pas l'apprécier à sa juste valeur, et c'est fort dommage. En même temps, le silence est tellement lourd de signification... Le silence, je crois, peut regrouper deux antagonismes, le vide comme la plénitude. Quoique... L'idiot parle, il est désireux de montrer ses capacités, de faire preuve et étalage de ses facultés. Ou alors il est tellement idiot qu'il n'a rien à dire. Le sage se tait, quelque part il se fout de ce qu'en pensent les autres, ou bien alors il peut prendre un mesquin plaisir à étaler son savoir. Mais plus spécifiquement que ça, parler sans cesse, parler tout court même, c'est faire montre d'un manque, d'un gêne. Cette idée est pas de moi (quoiqu'en réalité j'en avais senti les ressorts), mais d'un auteur qu'on connaît tous, mais je ne dirais pas qui, parce que comme De Gaulle, je ne parle pas aux cons, ça les instruit, et qu'à mes yeux cette terre a porté à peine une dizaine de gens intelligents (et le seul encore en vie est bien évidemment moi), moralité instruisez-vous tout seul. Ça fait argument d'autorité de dire que ça vient d'un auteur connu, et que c'est donc juste (Hitler est un auteur connu, certes moins par ses bouquins que par sa capacité à 'gouverner', et pourtant il a plutôt dit des conneries), mais l'auteur en question a sans doute déjà perdu son temps à démontrer cette idée, moi elle m'est apparue comme évidente et transcendante dès lors que je l'ai entendue donc je vais continuer avec. Faudra que je traite de ce que j'avais lu dans un bouquin à propos de mon profil psychologique, enfin bref. Mais c'est étrange même les gens qui me semblent (et pas me paraissent, ça a un sens pour moi)* les plus complets ressentent ce besoin incessant de dire. Tout simplement, de dire. C'est étrange et contingent à la chose, mais en plus de ça, personne ne prend le temps d'écouter. D'entendre, ça oui, pas d'écouter. Vous êtes vous déjà trouvé dans une discussion où l'interlocuteur vous laissait parler jusqu'à ce que vous n'ayez plus rien à dire? Moi jamais, à moins d'avoir hurlé juste avant pour réclamer le droit de terminer mes phrases (je pense à mon père là). Et lorsque vous déroulez un éventail d'idées, d'opinions, de désirs ou de pensées sur un sujet précis, vous ne remarquez pas que la plupart des interlocuteurs ne rebondissent que sur le premier, le second, le dernier argument, ou bien celui que vous étiez en train d'énoncer lorsqu'il vous a coupé la parole? Mais jamais tout vos arguments un à un. C'est pour ça que j'aime les messages écrits, en plus de la formidable capacité à convaincre de la chose (j'arrive à me faire passer pour ce que je ne suis pas, un mec intelligent, doué et cultivé, grâce à ça, si c'est pas magnifique), la communication à l'écrit permet de garder trace de tout ce qui a été dit, il en devient dur de ne pas répondre à tout. L'écriture est le langage de la réflexion, la parole est le langage de la vie. Je dis ça pour résumer le conflit interne de l'individu, pour une écrasante majorité la parole est, tout comme l'expression corporelle, le langage du spontané, de l'incontrôlé (passez une soirée chez des amis assis sur un siège, les jambes croisées les cuisses collées, et les bras croisés sur votre siège, et passez la même soirée les jambes croisées mais avec une cheville sur le genou de l'autre jambe, les cuisses séparées donc, et les bras pas croisés (faites en ce que vous voulez, sur les accoudoirs, tenant un verre), agissez de la même manière et dites les mêmes choses dans les deux cas, mais vous verrez, la différence entre vos deux soirées sera étonnante). A propos de ça, il faudra que je vous parle d'une fille fort intrigante (et peut être pas qu'au sens moderne) justement par son silence que j'ai rencontré.

*Même quand je me relis j'arrive plus à cerner ce que je voulais dire sans y réfléchir à nouveau, vous vous rendez compte, je me comprends même plus moi même, si je suis pas débile ni sénile, je suis au moins dingue...

Ajout : Mais il est nul cette article en fait (le deuxième)... Faudrait peut être que je le termine un jour...

Aucun commentaire: