mercredi 30 septembre 2009

RAS


Vous saviez que rien vient de res, "chose" en latin, et ne signifie justement pas leur absence ? Interessant n'est-ce pas ? Voyez-vous, j'ai envie d'être seul. Seul chez moi. Dans le froid hivernal de la toundra gelée, le vent sec et glacant sur le visage translucide, la solitude aux lèvres, à danser une valse avec les ombres et les reflets, allier le suprême au sublime devant la magnificence de l'ivresse des sens, le froid cède au chaud, le rêche au doux, le gout de l'alliage, son odeur et sa couleur entremêlés au son de la magnifique valse des ermites de l'infini avec le peuple du néant. Qui comprend encore quelque chose à ce lumineux mais complexe jeu de cartes qui planent comme des feuilles d'automne, vu depuis les cases de notre échiquier terre à terre. Tout ça ne serait rien d'autre qu'un jeu, une histoire de temps, de terres, de vues et de titres, mais pas de sentiments ni de chance. Un jeu à somme négative où des morceaux de viande se débattent pour échapper aux fils de la nuit et des ténèbres. La grande valse des filets de boeuf glissant sur des petits pois. Le soleil ne se lève pas, et pourtant je sais qu'il est là, resplendissant sur leurs blancs printemps. Mais en vérité, sont-ils seulement derrière moi, ou sont-ils vraiment partis ?

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1 comment:

Flagadoss a dit…

Enfoiré, j'en ai des frissons.
Continue comme ça ;)